Le Grand Sentier Himalayen du Népal
Les Himalayas népalais sont l’une des destinations de trekking les plus prisées au monde : sommets enneigés, drapeaux de prière colorés, caravanes de yacks et aventures inoubliables.
Si les routes mythiques du camp de base de l’Everest et du circuit Annapurna attirent les foules, des sentiers moins connus offrent solitude, paysages préservés et la possibilité de soutenir les communautés les plus isolées du pays.
Ces itinéraires, qui s’étendent des contreforts aux traversées de roches et de glace à haute altitude, font partie du Great Himalayan Trail, lancé officiellement en septembre 2011. La section népalaise comprend 1 700 km de sentiers répartis en 10 tronçons. Voici, d’ouest en est, quelques-unes des meilleures options.
Rara Lake
Le lac Rara, le plus grand lac du Népal, se trouve au cœur du parc national de Rara, la plus petite et la moins fréquentée des aires protégées du pays, à l’extrême ouest. Les randonneurs aventureux prennent un vol vers Jumla pour ce trek de 10 jours en mode expédition, avec tentes, provisions et porteurs. Le parc abrite des ours noirs himalayens, des pandas rouges, des chacals, des loutres et des cèdres himalayens peuplés d’oiseaux.

Circuit de Dolpa
Les paysages saisissants de Dolpa, rendus célèbres par le film d’Eric Valli « Himalaya » (1999), restent un secret bien gardé, surtout au printemps et en été. Ce périple de deux semaines conduit les randonneurs des prairies alpines au plateau tibétain désertique, en passant par le lac cristallin Phoksundo, la plus haute cascade du Népal et deux cols dépassant les 5 000 m. Les habitants mêlent bouddhisme et traditions anciennes du Bön ; les voyageurs peuvent visiter des gompas et séjourner chez l’habitant. Les rencontres avec les mouflons bleus et les léopards des neiges sont possibles.

De Jomsom à Mustang
Ce trek de 12 jours suit une ancienne route commerciale jusqu’à la ville fortifiée de Lo Manthang. Après un vol vers Jomsom, on traverse des terres arides sculptées par le vent, des villages de pierre, des monastères bouddhistes, des stupas et des temples troglodytes. Les auberges accueillent les voyageurs autour d’un thé tibétain au beurre de yack. Convient aux débutants ; le point culminant est à 4 070 m et des options en jeep ou à cheval sont possibles. C’est comme une porte secrète vers le Tibet, mêlant immersion culturelle et panoramas montagneux.
Sentier communautaire Annapurna‑Dhaulagiri
Ce parcours de neuf jours part de la vallée du Kali Gandaki et suit des sentiers réservés aux locaux à travers des forêts de rhododendrons embrumées, habitats de tigres et d’ours, jusqu’au col de Khopra à 3 600 m. La vue sur les Annapurnas et le Dhaulagiri est spectaculaire. Les séjours se font en homestays et lodges communautaires ; les frais de tourisme financent directement les écoles locales.

Camp de base du Kanchenjunga
Dans l’extrême est du Népal, près de l’Inde et du Sikkim, ce trek exigeant de 20 jours convient aux randonneurs en teahouse (sac de couchage requis) ou aux expéditions en bivouac. Il serpente à travers des forêts riches en papillons et oiseaux et des vallées étroites jusqu’au pied du Kanchenjunga (8 586 m, « cinq grandes demeures de neige »). La région est réputée pour sa beauté sauvage et l’hospitalité sherpa ; ne manquez pas le tongba, boisson de millet fermenté servie avec une paille en bambou.
Sentier du circuit Fromage de Numbur
À seulement 100 km à l’est de Katmandou, dans le district de Ramechhap, ce circuit de 16 jours suit une partie de l’ancienne approche d’Everest de Sir Edmund Hillary. C’est une immersion culturelle avec des homestays sherpas et la production de fromage au lait de yack, au cœur de villages isolés, de vastes forêts de rhododendrons et de milieux alpins. Le point culminant est le col Gyajo à 4 880 m, où l’on aperçoit parfois des léopards des neiges.
Cet article a été publié pour la première fois en janvier 2012 et mis à jour en octobre 2014 par Joe Bindloss, expert‑voyageur chevronné.




