Himachal Pradesh ou Uttarakhand : où voyager ?
On me pose souvent la même question : « Himachal Pradesh ou Uttarakhand ? Quelle destination choisir pour les vacances ? »
Parfois c’est moi qui me le demande, parfois c’est une recherche récurrente sur Google, Facebook ou Quora.
Ces deux États se ressemblent beaucoup du point de vue touristique : paysages similaires, climat comparable et une atmosphère quasi identique.

Himachal Pradesh vs. Uttarakhand
Avant d’entamer ce débat qui peut heurter certaines sensibilités, je précise que j’aime les deux régions à parts égales.
Je suis né dans l’Himachal et je possède plusieurs établissements à Manali (voir mon Instagram Footloose Camps), mais je ne suis pas attaché sentimentalement à cet État.
J’ai pourtant parcouru plus d’endroits en Uttarakhand qu’en Himachal. Mon amour des montagnes a commencé avec mon premier trek en solo de Gangotri à Gomukh.
Voyageur professionnel, partager mon avis fait partie de mon métier. Découvrons donc les points forts de chaque État pour le touriste, et dites‑moi en commentaires si vous êtes d’accord.

Le charme des petites villes
Pour les voyageurs qui aiment prendre leur temps, le principal attrait des Himalayas est le côté « petite ville ».
En Uttarakhand, de nombreux sites touristiques ont perdu cet aspect, la plupart des habitants ayant émigré vers les grandes métropoles. Il est rare de rencontrer un local qui raconte des anecdotes de village, à moins qu’il ne soit très âgé.
En Himachal, la migration est très limitée : que l’on parle de Shimla, Dharamshala ou d’un hameau isolé de la vallée de Kullu, les habitants restent en place. Ainsi, les échanges avec les Himachalis sont plus authentiques, voire « primitifs », que ceux avec les Uttarakhandis.

Des infrastructures supérieures en Himachal
J’ai visité presque tous les coins des deux États : grandes villes, vallées méconnues, routes de moto célèbres et sentiers hors des sentiers battus.
En Uttarakhand, j’ai parcouru Yamunotri, Gangotri, Kedarnath, Badrinath, la route de Delhi à Munsiyari, les treks du Panchachuli, du glacier Pindari et de la Vallée des Fleurs. J’ai vécu plusieurs mois à Rishikesh, skié à Auli, etc. En Himachal, même si j’ai été moins souvent, j’y ai passé davantage de temps.
Ce que j’en retire : l’Himachal possède une meilleure infrastructure de communication et de transport.
En tant qu’influenceur voyage, je compare quotidiennement la réception téléphonique : l’Himachal offre nettement plus de réseau que l’Uttarakhand (expérience personnelle, pas de données officielles).
Voici quelques constats concrets :
- Les bus de luxe (Volvo) sont largement disponibles depuis Delhi vers l’Himachal : 10 départs quotidiens pour Manali, 4‑5 pour Dharamshala et autant pour Shimla. En Uttarakhand, seuls les Volvos privés desservent Rishikesh.
- Un portail en ligne dédié aux réservations de bus de la Himachal Pradesh Transport Corporation existe, mais rien d’équivalent en Uttarakhand.
- Une autoroute à 4 voies relie Delhi à Manali (≈ 500 km). Aucun projet similaire ne relie Delhi à l’Uttarakhand, les routes du Char Dham étant encore en construction.
- L’alimentation en eau est plus fiable dans les villages himachalis ; les villages uttarakhandis connaissent souvent des pénuries (observation personnelle).

Moins d’hébergements ruraux en Uttarakhand
Les deux États offrent peu d’emplois industriels, la principale source de revenu étant l’agriculture et le tourisme.
L’Himachal bénéficie d’une forte production de pommes ; le tourisme vient ensuite en deuxième position (voire première). En Uttarakhand, le tourisme est développé, mais la densité d’hébergements, surtout en zones rurales, reste limitée.
Il est facile de trouver une auberge ou une maison d’hôtes quasiment partout en Himachal, ce qui rend le tourisme rural plus accessible.

Un carrefour d’attractions
L’Himachal permet d’accéder à de nombreuses destinations voisines : depuis Chamba, on peut rejoindre le Jammu ; depuis Dharamshala, l’ambiance tibétaine en exil ; depuis Manali, un détour vers le Ladakh ou le Spiti est possible. Même depuis Shimla, on peut traverser la frontière pour visiter Chakrata en Uttarakhand.
L’Uttarakhand, quant à lui, partage une frontière avec l’Himachal, mais les autres limites sont la Chine et le Népal. Depuis les troubles géopolitiques de 2020, la frontière Indo‑Népal est devenue un obstacle pour le tourisme, rendant près de 50 % du territoire frontaliers difficile d’accès.
En résumé, l’Himachal est un véritable centre d’attractions, ce qui n’est pas le cas de l’Uttarakhand.

Tourisme religieux et faune en Uttarakhand
L’Uttarakhand est surtout connu pour son tourisme religieux : on compte près d’une centaine de lieux de pèlerinage (Hemkunt Sahib, Tungnath, Nandadevi, Dharidevi, Gangotri, Yamunotri, Kedarnath, Haridwar, Rishikesh, etc.), soit le double de l’Himachal.
La faune constitue le deuxième moteur du tourisme dans l’État.
En Himachal, l’accent est davantage mis sur l’expérience et l’aventure : rafting, saut à l’élastique, parapente, ski, etc. Plus de dix stations de ski existent, tandis qu’en Uttarakhand seul Auli propose cette activité.
De plus, l’Himachal se distingue par ses tissus artisanaux et son artisanat, domaine presque inexistant en Uttarakhand.

Himachal ou Uttarakhand ? Conclusion
En définitive, le tourisme en Himachal est pleinement développé, avec des infrastructures solides, une offre d’hébergement dense et une variété d’activités. L’Uttarakhand, bien que riche en sites religieux et en biodiversité, reste à un stade plus embryonnaire, limité par des contraintes d’infrastructure et de frontière.
Voilà pour ce billet. Ajoutez vos remarques en commentaire et contactez‑moi sur Instagram si vous le souhaitez.
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