9 médicaments courants interdits dans certains pays
Ignorance de la loi n'est pas une excuse
Cela peut sembler sorti d’un film, mais voyager avec certains de vos médicaments habituels peut entraîner une lourde amende, voire une peine de prison. « Les substances les plus souvent restreintes sont les stupéfiants – opiacés et stimulants – ainsi que les psychotropes comme les antidépresseurs et les antipsychotiques », explique le Dr Claudia Zegans, directrice médicale adjointe chez Global Rescue, une société de gestion des risques de voyage. « Même des médicaments courants tels que les inhalateurs pour l’asthme ou l’insuline sont limités ou interdits dans certains pays. » Découvrez quelques‑uns des médicaments les plus fréquemment prohibés à l’étranger et préparez votre voyage en suivant les 13 astuces que seules les hôtesses de l’air connaissent.
Sudafed, Vicks
Si vous vous rendez au Japon et que vous avez le rhume, laissez à la maison les médicaments en vente libre contenant de la pseudoéphédrine, comme le Sudafed ou le Vicks, qui sont interdits dans le pays.
Codéine, Tramadol
Certains analgésiques, notamment la codéine et le tramadol (marques courantes : Ultram, ConZip), sont considérés comme des « drogues contrôlées » et nécessitent une prescription. Dans des pays comme la Grèce, le Japon ou l’Arabie Saoudite, les transporter sans autorisation peut conduire à une arrestation.
Benadryl
Si vous avez l’habitude de prendre du Benadryl pour vos allergies ou pour dormir dans l’avion, sachez que la diphénhydramine – principe actif du Benadryl – est interdite en Zambie. Au Japon, la dose maximale autorisée est de dix milligrammes par capsule.
Adderall, Ritalin
Les médicaments destinés au trouble du déficit de l’attention (TDA) sont totalement prohibés au Japon, qui applique une tolérance zéro aux amphétamines et méthamphétamines, même avec ordonnance. La même règle s’applique en Arabie Saoudite.
Ambien, Intermezzo
Les somnifères à base de zolpidém peuvent être utiles pour combattre le décalage horaire, mais ils sont interdits en Arabie Saoudite et au Nigeria. À Singapour, vous devez obtenir une licence d’importation pour les amener légalement.
Préparez‑vous
Commencez à vérifier vos traitements et votre itinéraire au moins deux à trois mois avant le départ. Consultez l’ambassade de votre pays ou le service de santé du pays de destination. « Certains États publient les procédures à suivre pour importer des médicaments soumis à restriction », précise le Dr Zegans. Ces démarches peuvent inclure des autorisations spéciales ou des documents justificatifs. Il est également conseillé de rencontrer un professionnel de la médecine du voyage six à huit semaines avant le départ afin d’identifier les médicaments à problème et de remplir les formulaires nécessaires. N’oubliez pas les 9 vaccinations et traitements indispensables avant de voyager.
En cas de doute, demandez
Si vous n’êtes pas sûr de la légalité de vos traitements dans le pays visité, contactez l’ambassade des États‑Unis sur place. « Les législations évoluent rapidement ; il est toujours préférable de vérifier auprès de l’ambassade ce que vous pouvez ou ne pouvez pas apporter », indique Suzanne Garber, cofondatrice de Gauze. Un simple mot du médecin ne suffit pas.
Même une petite quantité de médicament en vente libre peut poser de gros problèmes. « Un agent de contrôle des frontières agressif peut infliger une amende ou même vous emprisonner », rappelle Garber. « L’ambassade est votre première ligne de défense ».
Que faire si votre médicament est interdit ?
Si vous découvrez qu’il est impossible d’entrer légalement avec votre traitement, discutez d’abord avec votre prescripteur d’une alternative autorisée. Le Dr Zegans conseille de tester le nouveau médicament suffisamment longtemps avant le voyage pour en évaluer l’efficacité et les effets indésirables.
Il est parfois possible d’acheter le médicament sur place, mais choisissez uniquement des pharmacies agréées. « Évitez les marchés de rue et les pharmacies non autorisées », prévient Tullia Marcolongo, directrice exécutive de l’International Association for Medical Assistance to Travellers. Les faux médicaments sont répandus et peuvent être mortels.
Si le pays interdit catégoriquement le traitement dont vous avez besoin, il faut envisager de modifier votre itinéraire. « Lorsque votre santé dépend d’un médicament que vous ne pouvez pas importer, le plus sûr est de changer de destination », conclut le Dr Zegans.
En dernier recours
Pensez que les contrôles sont stricts : « Ne tentez pas d’entrer avec un médicament prohibé », avertit le Dr Zegans. Si vous êtes découvert, votre traitement sera confisqué au minimum, ce qui met votre santé en danger. De nombreux pays appliquent des peines de prison pour possession de substances interdites.
Il n’est pas non plus recommandé d’envoyer vos médicaments par la poste à votre hôtel. « Les variations de température pendant le transport peuvent altérer l’efficacité du produit, et le colis peut être saisi à la frontière », rappelle Marcolongo.




