La métropole oubliée de l'Inde : des ruines qui valent le détour
En descendant à la gare routière de Bidar, au Karnataka, grâce aux transports fiables de l’État, je comprends pourquoi cette petite ville reste l’un des secrets les mieux gardés de l’Inde.
En consultant la dernière édition du guide Lonely Planet India, je me suis frayé un chemin à travers les ruelles animées jusqu’aux abords de la ville, où d’imposantes ruines du XVe siècle se dressent, silencieuses, au milieu d’une modernité qui s’installe peu à peu.
Ces trésors historiques, situés sur les marges reculées du plateau du Deccan, sont encore méconnus du grand public.

Un passé impérial
Ces vestiges témoignent de l’apogée de Bidar, capitale de l’Empire bahmanide en 1428, puis centre névralgique du sud de l’Inde. Après la dynastie Barid Shahi, la ville passe sous le contrôle du sultanat de Bijapur en 1619, puis des Mughals en 1686, pour finir comme simple poste de district.
Le fort de Bidar
Au nord de la ville s’élève le fort de Bidar, entouré de gigantesques remparts en grès rouge – les plus vastes du sud de l’Inde.

La madrasa Mahmud Gawan
À proximité, la madrasa Mahmud Gawan, érigée en 1472 comme centre d’enseignement avancé, est ornée de carreaux persans. Elle fut partiellement détruite par une explosion de poudre à canon au XVIIᵉ siècle.

Les tombes d’Ashtur
Dans le village d’Ashtur, les tombeaux à dôme des sultans bahmanides s’élèvent sur les plaines de latérite. Le majestueux mausolée de Syed Kirmani Baba, conseiller persan, attire des femmes voilées en hijab qui viennent prier au cœur de la cour polygonale entourée de sépultures médiévales – un lieu inoubliable.

Quatre visites en quatre ans, et le charme de Bidar reste intact.




