Hideaway Hotels : des refuges isolés où séjourner à travers le monde
Nous sommes de grands admirateurs du blog Classe Touriste, tenu par le photographe David De Vleeschauwer et sa compagne Debbie Pappyn. (Il figure également sur notre liste des 24 meilleurs photographes de voyage.) Nous lui avons demandé de nous parler de son dernier ouvrage, Remote Places to Stay, un livre relié de 312 pages présentant 22 des hôtels les plus isolés du monde.
Parlez‑nous un peu de vous.
Je suis photographe de voyage et je collabore avec des titres internationaux tels que Monocle, Wallpaper*, National Geographic Traveller, Australian Gourmet Traveller et Travel & Leisure.
Je vis à Anvers, en Belgique, mais je suis hors de la ville près de 80 % de l’année. J’ai passé une décennie à voyager sans arrêt à la recherche de lieux reculés ou secrets. J’ai dormi dans plus de 1 000 lits d’hôtel, pris plus de 100 vols en un an et visité près de 100 pays.
Ma philosophie de voyage repose sur l’indépendance, l’ouverture d’esprit, le discernement, l’opinion tranchée et le temps consacré à chaque expérience. Cela donne des images percutantes et des adresses uniques qui valent le déplacement : expéditions arctiques parmi les Inuits du Canada, un aperçu du rideau de fer en Corée du Nord, explorations exotiques en Papouasie‑Nouvelle‑Guinée, ou sauts d’îles en Grèce.
Comment décririez‑vous votre style photographique ?
À vous de juger !
Qu’est‑ce qui vous passionne le plus dans la photographie itinérante ?
Je parcours le monde entier sans me spécialiser dans une région particulière — des destinations polaires à –40 °C aux moments culinaires à Copenhague. Récemment, j’ai fait un safari en camping‑mobile dans le delta de l’Okavango au Botswana avec le légendaire Ralph Bousfield. Le mois dernier, j’ai profité du « green season » au Cambodge (moins de pluie, moins de touristes). Mes journées ne sont jamais monotones et chaque instant réserve une nouvelle aventure.
Mes sujets sont variés : portraits, architecture, nature et gastronomie. Mon matériel change en fonction du sujet ; je voyage généralement avec trois appareils et une quinzaine d’objectifs (primes, tilt‑shift, f/2,8, etc.). Debbie et moi transportons environ 150 kg de bagages au total (plus de 300 lb).
Quel a été votre lieu reculé préféré ?
Nous avons été charmés par la Mongolie, une destination encore méconnue, sauf en juillet lorsque la capitale est envahie d’Américains venus pour le festival du Naadam. Nous préférons y aller en septembre, quand l’été indien prépare les steppes rugueuses à un long hiver sibérien. Nous avons séjourné chez des chasseurs d’aigles dans les montagnes de l’Altai, assisté à un petit festival de chasse et apprécié le mode de vie nomade. La Mongolie doit rimer avec voyage lent, pas avec le coche de listes.
Après le festival, j’ai fixé une GoPro sur un aigle — la vidéo vaut le détour !
Quelle est votre prochaine destination ?
Debbie et moi partons ce week‑end pour l’Iran, puis embarquons sur une petite croisière en Méditerranée, suivie d’un passage en Islande, à Portland et au Colorado, avant de terminer par un road‑trip en Roumanie.
Une anecdote particulièrement excitante ou terrifiante ?
Je photographiais un volcan actif sur l’île de Tana, au Vanuatu. La pluie s’abattait rapidement et nous devions traverser une rivière pour retourner à l’hôtel. J’ai pris une dernière photo avant de dévaler la montagne. Deux minutes plus tard, une énorme explosion s’est produite ; un rocher de lave a atterri exactement à l’endroit où je me tenais. Sans l’orage imminent, j’aurais été percuté par la lave.
Parlez‑nous de votre nouveau livre.
Nous avons publié Remote Places to Stay, un livre relié de 312 pages présentant 22 hôtels parmi les plus isolés du monde. À travers des photos à couper le souffle, l’ouvrage révèle des établissements hors du commun, du luxe épuré aux refuges simples, de l’Arctique aux déserts africains, des havres himalayens aux villages abandonnés du cœur de l’Italie. C’est une lecture incontournable pour quiconque considère que le voyage jusqu’au lieu fait partie de l’expérience.

POUR VOTRE BIBLIOTHÈQUE
Procurez‑vous Remote Places to Stay, un livre relié de 312 pages présentant 22 hôtels parmi les plus isolés du monde.
Plus d’informations sont disponibles sur le site web de Debbie et David.




