Cendrillon pour une nuit à Venise – Séjour au Aman Canal Grande
Un séjour féérique au Aman Canal Grande Venice
En juin, Aman Resorts a inauguré son nouvel établissement, l’Aman Canal Grande Venice, l’un des rares hôtels européens du groupe. Liza Foreman s’y rend et découvre, comme à chaque fois, une magie et une élégance incomparables.
VENISE – Après avoir quitté le camp de vacances du Lido où, avec une amie, nous avions séjourné pendant le Festival du Film dans d’anciennes casernes militaires, j’ai embarqué sur un vaporetto pour rejoindre le cœur de Venise, impatient de passer la nuit dans le plus grand palais privé du Grand Canal.
En juin, Aman Resorts a ouvert l’Aman Canal Grande Venice, un hôtel de 24 chambres niché dans le Palazzo Papadopoli. Les suites coûtent plusieurs milliers d’euros la nuit et les photographies sont tout simplement époustouflantes.
Alors que le bateau filait vers le pont du Rialto, j’ai admiré les façades ornées d’œuvres de la Biennale, à la recherche de mon futur chez‑moi, un bâtiment datant de 1555.

Juste une fresque dans l'hôtel. Rien d’extraordinaire. Photo : Liza Foreman
Les habitants du palais
Le comte et la comtesse qui occupent le dernier étage depuis le XIXe siècle, le comte Giberto Arrivabene Valenti Gonzaga et la comtesse Bianca di Savoia Aosta Arrivabene, étaient présents dès mon arrivée, déjeunant au rez‑de‑chaussée.
Olivia Richli, la charmante directrice de l’hôtel, m’a accueilli dans le hall majestueux, éclairé par la fameuse lanterne de Lepanto, et m’a informé que Valentino organisait un bal ce soir même au Palazzo Volpi, juste en face.
Elle m’a proposé de dîner sur le piano nobile – le niveau le plus élégant d’un palais, où la noblesse recevait ses invités – avant le spectacle.
J’avais glissé dans ma valise une robe Vivienne Westwood. Après avoir exploré ma chambre palatiale, décorée de fresques au plafond tant dans la chambre que dans la vaste salle de bains, et éclairée par un lustre de Murano, j’ai demandé au service de chambre de garder ma robe froissée et je suis montée au spa pour me faire épiler les sourcils.

Un bal improvisé
J’ai versé un pot entier de sels de bain dans la baignoire, englouti tous les chocolats du mini‑bar, commandé un thé (arrivé en trente secondes) et je me suis présentée pour les apéritifs à 18 h 30, verre de vin à la main, éblouie par le décor.
L’intérieur somptueux se compose d’un labyrinthe de pièces élégantes : une salle à manger dans l’ancienne salle de bal, un bar installé dans la chambre du comte, une bibliothèque néo‑baroque, des coins lecture et de vastes salons décorés dans des styles variés – néo‑renaissance, rococo – avec papiers peints raffinés, grands miroirs, stucs fastueux, fresques impressionnantes et, aujourd’hui, du mobilier contemporain.
Le comte et la comtesse sont arrivés en tenue de soirée et ont discuté sur le balcon jusqu’à l’arrivée des créateurs Valentino pour les cocktails.
Alors que nous dégustions des plats thaïlandais – curry vert et nems – les bateaux commençaient à accoster le palais et le spectacle prenait forme. Nous avons tenté de convaincre le concierge de nous dénicher un ticket supplémentaire parmi ceux arrivés plus tôt, mais en vain. Nous avons donc embarqué sur le nouveau bateau scintillant de l’hôtel pour admirer le bal de plus près.

Petit déjeuner. Photo : Liza Foreman
Le lendemain matin
Au petit‑déjeuner, je me suis réveillée dans un palais vide et j’ai savouré une frittata aux saveurs thaïlandaises, face à l’eau, pendant que les gondoliers chantaient en contrebas.
J’ai décidé de rester pendant les 24 heures complètes de mon séjour, profitant d’un palais entier rien que pour moi pendant quelques heures.




