Savourez le plaisir de ralentir dans ces 7 jardins contemplatifs
Dans le livre de Fathom, Travel North America (And Avoid Being a Tourist), un chapitre entier est dédié à la lenteur. Intitulé « La joie de ralentir », il propose une méthode, un mantra et même un mouvement. Voici un extrait qui vous donne un avant‑goût.
Les paysages botaniques prennent tout leur sens lorsqu’ils sont imaginés par poètes, artistes et esprits singuliers.
LongHouse Reserve, East Hampton, New York
En retrait sur une réserve de 16 acres (6 ha) au bout de Long Island, le créateur textile, auteur et collectionneur Jack Lenor Larsen a édifié sa maison et ses jardins sculpturaux comme « une étude de cas illustrant une approche créative de la vie contemporaine ». Les visiteurs peuvent flâner tranquillement pour apprécier le paysage comme une œuvre d’art (bordures ornementales fleuries, canopée d’arbres à feuilles caduques, maison inspirée d’un sanctuaire shinto du VIIᵉ siècle). Des installations sculpturales de Buckminster Fuller, Yoko Ono, Kara Walker ou Willem de Kooning surprennent et enchantent lorsqu’elles dialoguent avec la nature. Un véritable terrain de jeu intime et novateur pour qui cherche l’inspiration créative.
Jardin Escultórico Edward James (alias Las Pozas), Xilitla, Mexique
Un ensemble de structures surréalistes perchées à plus de 610 m d’altitude, créé par l’artiste, poète et mécène surréaliste Edward James au cœur d’une forêt subtropicale montagneuse. Un labyrinthe de sentiers et de murs vivants conduit à des bassins, des cascades, des portes absurdes qui s’ouvrent sur le néant et des escaliers monumentaux qui ne mènent nulle part.
Lire la suite sur Fathom : « Lost in a Dream in the Surrealist Garden of Mexico ».
Hunte’s Gardens, St. Joseph Parish, Barbade
Antidote aux stations balnéaires impeccablement entretenues de l’île, cet espace luxuriant et envahi possède un puits de lumière antique devenu le refuge d’imposants palmiers royaux. De nombreux recoins cachés et des bancs de pierre vintage invitent à contempler les arbres, les oiseaux, le vent et la musique classique qui s’échappe de la maison du jardinier – où vous êtes les bienvenus. L’intérieur regorge de faune, de meubles anciens et d’un piano accordé à la disposition des visiteurs.
Allerton Garden, Kauai, Hawaï
Paradis tropical au passé rocambolesque. Ne manquez pas la visite guidée de deux heures du jardin, véritable théâtre en plein air conçu par un couple d’architecte‑artistes pour accueillir des fêtes hédonistes et extravagantes en bord de mer. Vous y découvrirez des jeux d’eau exotiques, des sculptures et des plantes gigantesques – notamment les figuiers de Moreton Bay aux racines colossales rendues célèbres par le film Jurassic Park.
Museo Dolores Olmedo, Mexico‑City, Mexique
Dolores Olmedo, femme d’affaires d’une réussite fulgurante, a amassé un trésor d’art populaire, d’artefacts pré‑hispaniques et l’une des plus importantes collections au monde d’œuvres de Frida Kahlo et Diego Rivera (avec leurs histoires scandaleuses). Le tout se trouve dans une hacienda du XVIᵉ siècle aux abords sud de la ville. Le parc accueille d’immenses agaves, des dahlias colorés, une foule de paons flamboyants, des cyprès noueux et une meute de xoloitzcuintli – chiens sans poils parmi les plus anciens du continent, vénérés par les Méso‑Américains il y a 3500 ans.
Longwood Gardens, Kennett Square, Pennsylvanie
Lorsque la ferme quaker de plus de 400 ha, datant du XVIIIᵉ siècle, devint résidence privée vers 1906, le propriétaire industriel Pierre S. du Pont la transforma en une vaste toile d’inspiration, puisée lors des salons mondiaux qu’il fréquentait. Parmi les projets, un imposant orgue à tuyaux (transporté sur quatorze wagons de chemin de fer) qui résonne à travers la serre du conservatoire. Chaque tournant révèle des panoramas surprenants, des champs de fleurs sauvages indigènes, un jardin d’eau, des fontaines élaborées (du Pont aimait les jeux d’eau) et un carillon de 60 pieds (18 m) composé de 62 cloches, joué en été‑automne.
Forestiere Underground Gardens, Fresno, Californie
Au début des années 1900, un immigrant sicilien et cultivateur d’agrumes, voulant fuir la chaleur oppressante de la vallée centrale, transforma ses terres agricoles en catacombes : un réseau étendu de tunnels souterrains, d’arches romanes, de cours et de pièces. Creusés à la main avec pelles et pioches pendant quarante ans, ils s’étendent sur 4 ha et s’enfoncent à 8 m de profondeur, abritant arbres fruitiers, arbustes et vignes.

Ne vous arrêtez pas là. Lisez le livre complet !
Achetez Travel North America (And Avoid Being a Tourist) chez votre libraire préféré ou en ligne sur Amazon.com ou Bookshop.org.
Extrait avec permission de Travel North America (And Avoid Being a Tourist) par Pavia Rosati et Jeralyn Gerba, publié par Hardie Grant Books, juin 2021.
Tous les contenus de Fathom sont sélectionnés de façon indépendante par nos rédacteurs (notamment notre propre livre). Si vous effectuez un achat via un lien sur notre site, nous pouvons percevoir une commission.




