Sanctuaire de la Faune des Gibbons – Tout ce qu’il faut savoir
L'Assam est un véritable paradis pour les passionnés de forêts et de faune, avec d'innombrables sites comme le Sanctuaire de la Faune des Gibbons à votre disposition. En moins de 100 km dans n’importe quelle direction, vous vous retrouvez sous une canopée verdoyante, une forêt si dense que le ciel devient invisible.
Lors de mon récent voyage sur l'île de Majuli, j’ai visité ce sanctuaire, unique à bien des égards.
Le sanctuaire, appelé localement Hoollongapar Gibbon, est célèbre pour abriter la seule espèce de singe d’Inde – le gibbon Hoolock.

Ce ne sont pas seulement les gibbons qui m’attirent : la forêt du sanctuaire est tellement épaisse que la seule façon d’explorer le lieu est à pied, lors d’un safari pédestre.
Outre les gibbons Hoolock, on y trouve des léopards, des éléphants et d’autres animaux sauvages.

Déclaré sanctuaire en 1997, il était autrefois une extension forestière reliant l’Assam au Nagaland. L’expansion agressive des plantations de thé, des établissements humains et la traversée de voies ferrées ont fragmenté et isolé le parc.
Il ne reste aujourd’hui qu’environ 200 ha, constituant une enclave dense du Nord‑Est abritant des espèces rares de faune, flore et oiseaux.
Cette parcelle restante est protégée comme une réserve naturelle rare en Inde.

Le sanctuaire est le seul refuge du gibbon Hoolock occidental et du loris lent du Bengale, le seul primate nocturne du Nord‑Est de l’Inde.
On y rencontre également éléphants indiens, tigres, léopards, chats des jungles, sangliers, civettes, ainsi que plus de 219 espèces d’oiseaux et plusieurs types de serpents.
La diversité végétale est remarquable : les arbres Hollong, pouvant atteindre 27 m, forment la canopée supérieure où l’on trouve la plupart des espèces arbustives. La canopée moyenne est dominée par les arbres Nahar (≈ 9 m) et la couche inférieure par les arbustes et les herbes.

On peut parcourir la jungle toute la journée, voire deux, et observer constamment de nouvelles espèces végétales et animales. Le fait de marcher à pied rend l’expérience d’autant plus immersive.
Si vous explorez la partie orientale de l’Assam, le Sanctuaire de la Faune des Gibbons est une halte idéale. Un autre parc national incontournable de la région est le parc national de Manas, que j’ai visité lors d’un séjour avec l’Assam Tourism.
L’interdiction d’accès motorisé protège le parc du développement commercial à court terme.

Comment se rendre au Sanctuaire de la Faune des Gibbons
Depuis l’île de Majuli, prenez un taxi partagé ou un tuktuk de Jorhat jusqu’à Mariani. Le sanctuaire se trouve à 5 km de Mariani ; les tuktuks sont disponibles pour environ 120 ₹.
Depuis d’autres points, comme Guwahati, dirigez‑vous directement vers Mariani, qui possède une grande gare avec des liaisons régulières depuis Guwahati ou Tezpur.

Où loger près du Sanctuaire
Le seul hébergement à l’intérieur du parc est le Gibbon Eco Camp, au tarif de 1 000 ₹ la nuit.
Pour les voyageurs à petit budget, il est plus économique de séjourner à Jorhat, d’y faire une excursion d’une journée et de profiter de l’exclusivité du parc.
Si vous souhaitez vous réveiller aux chants des oiseaux, choisissez le Gibbon Eco Camp comme votre base.

Conseils pratiques
Un guide personnel ou en groupe est obligatoire pour pénétrer dans le sanctuaire.
Le droit d’entrée s’élève à 250 ₹ par personne, avec un supplément de 500 ₹ pour les appareils DSLR. Le tournage professionnel n’est autorisé qu’avec une permission préalable.
Commencez votre randonnée dès l’aube ; il n’y a pas d’horaires stricts d’entrée ou de sortie, mais le matin est le meilleur moment pour observer les gibbons.
Pour une visite d’une journée, obtenez à l’avance l’autorisation du Divisional Forest Officer ; elle peut également être délivrée sur place à l’entrée du sanctuaire.
Les meilleures périodes pour observer la faune sont de juin à juillet et de novembre à mars.
Portez des chaussettes anti‑léeches et emportez du sel à saupoudrer sur les piqûres. Le sanctuaire devient très infesté de leeches pendant et après la mousson, rendant août et septembre les mois les moins recommandés.




