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À la découverte de Civita di Bagnoregio, la ville qui meurt en Italie

À la découverte de Civita di Bagnoregio, la ville qui meurt en Italie

Les Italiens l’appellent "la città che muore", c’est‑à‑dire la ville qui meurt. Bienvenue dans l’un des lieux les plus magiques et charmants d’Italie, et certainement du Latium : Civita di Bagnoregio, un hameau fondé il y a 2 500 ans par les Étrusques.

Avant de parler du site, levons le mystère du surnom : pourquoi cette ville « mourante » ? Les Étrusques ont fait preuve d’une imagination hors du commun en installant une colonie sur une pente vertigineuse. Ce que personne ne savait, c’est que la colline est constituée principalement de sable et de cendres volcaniques, avec quelques traces d’autres matériaux. Au fil du temps, le sol s’érode, glisse et menace de s’effondrer, entraînant les habitations avec lui. Le sort de Civita di Bagnoregio est donc compté : il faut la visiter tant qu’il en est encore temps.

À la découverte de Civita di Bagnoregio, la ville qui meurt en Italie

Civita di Bagnoregio

Civita di Bagnoregio est l’un des plus petits villages spectaculaires d’Italie. Lors de ma première visite, j’ai pris le train puis le bus pendant plusieurs heures, juste pour photographier ce miracle architectural. C’était la veille du Nouvel An ; j’ai raté le dernier train pour Rome où je voulais observer les festivités italiennes (je conseille d’être bien préparé : ils boivent beaucoup et pratiquent le « bulles ivres », un jeu où l’on frappe les autres avec la tête – histoire pour une autre fois).

Le village compte très peu d’habitants : en hiver, seulement sept personnes y vivent, et en été, moins d’une centaine de touristes. Malgré sa taille, Civita di Bagnoregio offre un panorama à couper le souffle à chaque saison (la photo principale a été prise en été, celle du début de l’article en hiver). J’ai malheureusement manqué le moment où les nuages enveloppent la ville, créant l’illusion qu’elle flotte entre terre et ciel – je n’hésiterai pas à ajouter cette image dès que je l’aurai.

À la découverte de Civita di Bagnoregio, la ville qui meurt en Italie

Le village dispose d’un bar, de quelques hébergements modestes et du restaurant Antico Forno, situé sur la place principale. On y déguste des spécialités italiennes : pizza, pâtes locales, gnocchis et viandes variées (le restaurant n’est pas bon marché). De là, on profite d’une vue imprenable sur la vallée du Tibre, les mosaïques rocheuses et les forêts lointaines.

En flânant dans les ruelles étroites, on a l’impression que le temps s’est arrêté. Les résidents entretiennent leurs jardins verdoyants qui contrastent avec le sable qui recouvre la ville. Le cœur du village est la petite place avec son église historique et l’une des deux maisons d’hôtes (Bed & Breakfast). Une chambre libre coûte environ 100 € la nuit, selon la saison.

À la découverte de Civita di Bagnoregio, la ville qui meurt en Italie

Civita di Bagnoregio n’est pas la seule ville italienne menacée par son environnement. Si le temps le permet, visitez également Pitigliano ou Calcata, situées respectivement à 50 km et 85 km, qui offrent un charme tout aussi saisissant.

Que voir ?

Malgré sa petite taille, le village regorge de sites à ne pas manquer :

  • Église de San Donato – l’unique église sur la colline, située sur la place principale.
  • Églises de Sant'Agostino et San Bonaventura – situées dans la ville basse de Bagnoregio, hors de la colline.
  • Portail d’entrée de la ville – arche d’architecture romane.
  • Place du village.
  • Jardins Mari – offrent une vue spectaculaire sur le canyon.
  • Grottes étrusques.
  • Museo Geologico.
  • Museo Taruffi – situé dans la ville basse de Bagnoregio, pas sur la colline.
À la découverte de Civita di Bagnoregio, la ville qui meurt en Italie

Où manger ?

Le seul restaurant du village, Antico Forno, se trouve sur la place principale et n’est pas économique. Si vous le pouvez, apportez votre propre repas et dégustez‑le sur l’un des remparts pour profiter d’une vue exceptionnelle.

Comment s’y rendre ?

La « ville qui meurt » est isolée des grandes agglomérations (la plus proche est Viterbo). Deux solutions de transport sont possibles :

À la découverte de Civita di Bagnoregio, la ville qui meurt en Italie

En train et en bus

Depuis Rome, prenez le train jusqu’à Viterbo, puis un bus vers Bagnoregio. De là, quelques minutes de marche (par des sentiers escarpés) vous mèneront à Civita di Bagnoregio. J’ai passé une nuit à Viterbo – je recommande de visiter ses tours pour une vue imprenable sur la ville.

En voiture

Le moyen le plus simple et le plus rapide reste la voiture. Depuis le nord, empruntez la route via Orvieto (qui mérite également une visite) ; depuis le sud, passez par Viterbo. Des panneaux indiquent clairement Bagnoregio, accessible via les routes locales.

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Parking

Il n’y a qu’un seul parking à Bagnoregio. Le tarif est de 2 € la première heure, puis 1 € chaque heure supplémentaire. Un forfait journée coûte 6 €. Pensez à la durée de votre stationnement, car le paiement s’effectue à l’avance, et le trajet jusqu’à Civita di Bagnoregio depuis le parking est assez long.


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