Charme urbain – Luang Prabang, Laos
Passionnés de vie citadine, nous aimons l’énergie, la gastronomie, l’art et l’animation des rues. Après avoir arpenté le nord reculé du Laos, la ville coloniale française de Luang Prabang a paru aussi animée qu’une métropole. En une après‑midi de flânerie, elle s’est révélée être un véritable petit bijou.
Luang Prabang en bref
Avec environ 100 000 habitants, Luang Prabang est la deuxième ville du Laos (après Vientiane, qui compte 1,3 million d’habitants). Malgré la fin de la domination française, elle attire de nombreux voyageurs grâce à son confort, ses attractions et son ambiance chaleureuse. Bien planifier son séjour permet d’éviter les foules.

Grimper au sommet du Phou Si
Le mont Phou Si se monte en 367 marches. Ce n’est pas une mince affaire, mais la vue panoramique sur la ville en vaut la peine. Le premier jour complet, nous avons atteint le temple That Chomsi au sommet, d’où l’on admire la péninsule où se situe la vieille ville, à la confluence du Mékong et du Nam Khan.
Les amateurs de coucher de soleil, comme Dani, seront conquis par les couleurs flamboyantes du fleuve, des montagnes, du temple doré et des palmiers. Arrivez au moins une heure à l’avance pour vous assurer une place au milieu de la foule (n’oubliez pas le répulsif anti‑moustiques, ils sont redoutables).
Si la foule vous dérange, montez le matin. Le soir, promenez‑vous sur le marché nocturne lorsque les étals s’ouvrent, vous aurez l’impression d’être presque seul.
Explorer les marchés
Avec nos sacs à dos de 60‑70 L pendant deux ans, nous dépensions rarement, mais le marché nocturne de Luang Prabang nous a tentés avec ses souvenirs. S’étendant le long de la rue Sisavangvong, il est incontournable : peintures, foulards en soie, couvertures, masques en bois et même des bouteilles de whisky de riz lao infusées de serpents ou d’insectes.
Le marché du matin, plus local, propose des produits frais, des algues du Mékong, du poisson, et des spécialités exotiques comme les rats frits, les insectes grillés, les grenouilles ou les têtes de bœuf.
Faire du vélo en ville
Après avoir aperçu l’étendue de Luang Prabang depuis le Phou Si, nous avons loué des vélos – le moyen idéal pour explorer plus en profondeur. Les locations sont nombreuses et abordables (20 000 kip, soit 2,50 $, pour une journée). Nous avons pédalé entre les vieilles villas françaises décrépies et les wats décorés. Le Wat Xieng Thong, au nord de la péninsule (construit en 1560), est le plus impressionnant.

Apprendre la cuisine lao
Si la cuisine thaïlandaise est connue dans le monde, la cuisine lao mérite plus d’attention. Parmi les écoles comme Tamarind, Tam Nak ou Tum Tum Cheng, nous avons choisi la dernière pour un cours privé végétarien, où nous avons préparé cinq plats.

Nous avons cuisiné :
Noodles sautées aux légumes
Rouleaux de printemps frais
Salade de papaye
Curry rouge au tofu
Riz gluant et dessert à la banane
Le cours commence au marché du matin avec la sœur du chef, Noi, qui nous a présenté les ingrédients locaux. De retour à l’école, tout était déjà préparé, ce qui a permis une classe d’une heure très efficace. Nous avons cuisiné pour six personnes et tout dégusté, accompagné d’un vin de fruit orange.

Se détendre à Luang Prabang
Après les marchés, le vélo et le repas, place au bien‑être. Inspirés par les bains à vapeur à base de plantes de Nong Khiew, nous avons trouvé un établissement économique hors de la rue Sisavangvong (10 000 kip, soit 1,25 $). Évitez les tarifs touristiques (8,25 $/heure) et choisissez l’ambiance locale.
Ces saunas en bois diffusent des herbes fraîches comme la citronnelle depuis un tambour chauffé. Alternez 10 minutes de vapeur avec des pauses thé ; cela désintoxique et apaise. Sarongs, serviettes et thé sont fournis.
Luang Prabang offre d’excellents massages (lao, thaï, à l’huile, des pieds…). Des salons bon marché le long de Khem Khong, au bord du Mékong, proposent des séances d’une heure à 38 000 kip (4,75 $).

Observer le Tak Bat avec respect
À l’aube, des moines en robes safranées parcourent les rues pour recevoir les offrandes d’aliments. Les habitants offrent riz et fruits, un acte de piété et non une simple charité. Le spectacle est magnifique, mais le tourisme en a fait une attraction. Évitez les flashs et les foules ; observez à distance, respectueusement.
Dani conseille une petite ruelle calme près de Sisavangvong. Lisez d’abord les règles du Tak Bat, puis vivez l’expérience. Pour plus de détails, consultez le récit de la blogueuse Barbara.

Chasser les cascades
Rafraîchissez‑vous aux chutes d’eau environnantes. Les Kuang Si, à 30 km, sont les plus célèbres ; le trajet en tuk‑tuk aller‑retour coûte environ 40 000 kip (5 $). Pour les plus aventureux, la location d’un scooter est possible, mais les routes sont accidentées.
Plus près, les chutes de Tad Sae offrent plusieurs niveaux et des bassins où nager. Les agences locales organisent des excursions dans la campagne; il suffit de réserver à l’arrivée.
Les cartes Hobomaps se sont avérées très utiles pour repérer auberges, restaurants et sites : consultez Hobomaps.com.




