Reportage photo : les marchés du Cambodge
Embarquez pour un voyage visuel au cœur des marchés animés du Cambodge
Chez GlobetrotterGirls, nous faisons du repérage des marchés locaux une priorité à chaque escale. Aucun texte ne rend mieux l’ambiance d’un marché cambodgien que le passage vivant de Loung Ung dans son mémoire First They Killed My Father :
« Je me trouve dans un marché cambodgien où un tas de poissons remue sur le sol en terre à côté d’un monticule d’intestins de bœuf, de tripes et de pieds de poulet. Une vendeuse s’accroupit près de ses produits, la bouche en permanence, vantant la qualité de ses marchandises ou partageant une délicieuse recette. Une fois la transaction conclue, elle enveloppe les achats dans une feuille de lotus ou de bananier et les remet au client. D’un geste de la main, un nuage noir de mouches s’élève, se disperse, attend que la main se stabilise avant de revenir. L’odeur du poisson, des tripes et des pieds de poulet flotte dans l’air humide et parcourt cinquante pieds jusqu’aux personnes assises sur des tabourets, dégustant leurs crêpes à la ciboulette frites, leurs raviolis de porc et leurs galettes aux crevettes. Des marmites bouillonnantes de soupes de nouilles, de curry jaune, de bouillie de riz au sang de porc, et des poêles d’huile chaude garnies de rouleaux de printemps croustillants reposent sur un feu de fortune.
« Dans un autre four crépitent des brochettes de grenouilles rôties jusqu’à obtenir une couleur brun doré. L’arôme des soupes et des grenouilles se propage vers un autre client qui touche la fermeté d’un fruit du dragon rose. Elle examine ensuite les ramboutans rouges filandreux, le jacquier et le durian avant d’avaler un raisin violet. Attirée par les chants des vendeurs de desserts, elle termine ses achats et s’installe avec un verre frais de milk‑shake à la mangue. En sirotant, les odeurs piquantes de poisson séché, de calmar, de soupes, de grenouilles, de fruits, de viandes et de poissons s’imprègnent dans ses vêtements, sa peau et ses cheveux. »
Les marchés d’Asie du Sud‑Est restent parmi les plus captivants que nous ayons visités : street‑food, fruits tropicaux inconnus, objets singuliers… Le Cambodge se démarque par la richesse de chaque étal.
Commencer par les fruits et légumes – les stands les plus colorés et photogéniques


En pleine saison des mangues au Cambodge, nous avons goûté les mangues les plus sucrées et juteuses de nos voyages en Asie du Sud‑Est : un vrai régal !
Nous avions découvert les mangoustans en Thaïlande : un fruit juteux à l’écorce rouge‑violette épaisse qui s’ouvre en révélant des segments blancs opaques. Depuis, ils figurent parmi nos fruits asiatiques favoris.
Le durian est très apprécié des Cambodgiens ! Bien que nous ne l’ayons pas adopté, le voyageur Richard Sterling le décrit ainsi : « odeur de bouse, de térébenthine et d’oignons, relevée d’une chaussette de sport ».
Pour les Occidentaux, il évoque parfois le vomi rance ou les égouts, mais en Asie du Sud‑Est c’est une gourmandise de luxe, utilisée dans les glaces, les chocolats, etc.
Nous adorons la variété des melons et dévorons plus de bananes que la plupart des primates !
Les bananes d’Asie du Sud‑Est sont petites, de la taille d’un doigt, et bien plus sucrées que leurs cousines européennes ou nord‑américaines.
Les melons se déclinent en toutes les formes et pour tous les goûts !
Les noix de coco sont omniprésentes également.
Les ramboutans, autre découverte asiatique, sont des boules velues renfermant une pulpe juteuse rappelant le litchi.
Le tamarin acidulé est abondant ; nous le privilégions en jus.
Le riz, aliment de base, se vend de 2 700 à 5 000 Riel (0,65 $‑1,22 $) le kilo, selon la variété.
Héritage de l’ancienne protection française, le Cambodge adore les baguettes, vendues en bord de rue.
Le riz gluant aux haricots rouges, cuit dans du bambou, constitue une collation portable et satisfaisante.
La proximité des rivières et des côtes assure du poisson frais partout.
Le poisson séché est tout aussi populaire.
Les poulets fraîchement abattus témoignent de l’approvisionnement local.

Divers oiseaux sont suspendus, prêts à être achetés.

Les canards constituent un incontournable du marché.
Au‑delà de la nourriture : shopping dans les marchés cambodgiens
Les sections vêtements surprennent avec des sous‑vêtements sculptants et des tongs créatives.
Ces tongs illustrent l’ingéniosité locale.
Les étals floraux proposent bouquets et lotus pour les offrandes aux temples.
Un petit sanctuaire Bouddha invite au respect.
Les fruits de lotus sont comestibles, mais ne correspondent pas à nos goûts.
Le jus de canne à sucre offre une douceur rafraîchissante.

Les grillons frits, comme en Thaïlande ou au Laos, séduisent les aventuriers.
Le Marché Central de Phnom Penh, dans une salle jaune éclatante, est l’un des plus propres et organisés d’Asie du Sud‑Est.
Certains vendeurs n’ont pas de stand : ils transportent leurs paniers sur la tête.

Des épaulières équilibrent deux paniers.
Les barbiers installent simplement une chaise, un miroir : le travail est fait !
Les locaux jouent aux échecs pendant que les épouses vendent à l’intérieur.
Des cirernes attendent leurs clients.
Les cyclo‑pousses transportent les achats jusqu’à la maison.
Les femmes du marché se protègent du soleil avec des manches longues, même sous la chaleur.








