Forêt nationale de Tongass – Le plus grand espace forestier des États‑Unis

Entrez dans la Forêt nationale de Tongass, la plus grande forêt nationale des États‑Unis — couvrant près de la superficie de l'Irlande et dépassant largement le parc national Wrangell‑St. Elias, le deuxième plus grand parc national du monde.
Une riche histoire
Créée en 1907 par le président Theodore Roosevelt, la Tongass englobe la majorité des plus de 1 100 îles de l'archipel d'Alexander ainsi que des parties du continent. Dans les années 1930, les peuples Tlingit et Haida ont obtenu gain de cause devant la Cour suprême des États‑Unis pour leurs droits territoriaux, obtenant réparation. Aujourd'hui, ces communautés autochtones restent profondément engagées dans la protection de cet écosystème vital.
Peut‑on vivre dans la Forêt nationale de Tongass ?
Environ 75 000 habitants vivent dans la forêt, répartis dans de petites villes et villages isolés — la plupart inaccessibles par route, à l'exception de Haines, Hyder et Skagway. Malgré son isolement, la Tongass accueille près d’un million de visiteurs chaque année — soit quatorze fois sa population — principalement à bord de croisières. En tant que plus grande forêt tempérée intacte du monde, elle abrite épicéas de Sitka, sapins d'Ouest et cèdres rouges ; près de 40 % de son étendue se compose de zones humides, de glaciers et de terrain alpin.

Hébergement et informations pratiques
Les amateurs d’aventure peuvent réserver des cabanes rustiques et hors réseau gérées par le Service forestier des États‑Unis (USFS) — 150 cabanes au total, accessibles uniquement par bateau ou hydravion. La forêt propose 13 terrains de camping, dont quatre gratuits. Deux monuments nationaux, Misty Fiords et Admiralty Island, bénéficient d’une protection renforcée. Contrairement aux parcs nationaux voisins comme Glacier Bay, la Tongass concilie conservation et multiples usages.
Vous pouvez chasser, pêcher, randonner avec votre chien, pratiquer l’agriculture durable, voire participer à une exploitation forestière encadrée. Les communautés locales prospèrent, notamment la capitale de l’Alaska, Juneau, qui compte plus de 33 000 résidents.




