5 chansons évoquant les monuments les plus célèbres du Minnesota
Des talents locaux comme Prince et The Replacements aux superstars comme les Rolling Stones et Johnny Cash, les joies du Minnesota ont longtemps été chantées. Une liste exhaustive serait impossible, mais voici quelques-unes des pièces les plus marquantes (et variées) de la culture du Minnesota mises en musique au cours des cinquante dernières années.
Rolling Stones : « You Can’t Always Get What You Want »
Bien que l’histoire soit douteuse, la légende raconte que ce classique des Stones mentionnerait une rencontre fortuite avec la légende locale d’Excelsior, « Mister Jimmy », après que le groupe ait joué au parc d’attractions désormais disparu d’Excelsior en 1964. Qu’il s’agisse de fait ou de mythe, le texte saisit le charme d’Excelsior : petite ville au bord du lac Minnetonka où tout peut arriver.
Excelsior offre aujourd’hui toutes les activités lacustres imaginables, une vie nocturne de week‑end, sa propre brasserie artisanale (Excelsior Brewing), un musée du tramway, des boutiques d’artisanat et d’antiquités, des chambres d’hôtes, ainsi qu’une célébration du 4 juillet chaque année avec l’Orchestre du Minnesota.
Il est probable que Mick Jagger faisait référence à son producteur Jimmy Miller, mais les rues estivales d’Excelsior rassemblent toutes les couches de la société autour du lac, laissant le mystère intact.
Prince : « Uptown »
Funkée et portée par la guitare, cette chanson incarne le Prince classique et le Minnesota classique. Elle raconte ses balades dans les rues d’Uptown, le quartier mythique de Minneapolis où les créatifs se rassemblaient dans les années 1980. Les bars de plongée et les lofts d’artistes ont laissé place à des établissements plus chics, mais le quartier, situé sur les rives du Bde Maka Ska, reste un coin pittoresque des Twin Cities, offrant culture et charme loin des grandes surfaces.
« Everybody’s going », chante Prince, et son engouement a sans doute contribué à la renommée du lieu jusqu’à aujourd’hui.
Johnny Cash : « Big River »
Le Mississippi, plus long fleuve d’Amérique du Nord et quatrième au monde, débute discrètement, serpente à travers des vallées spectaculaires, puis se jette dans le golfe du Mexique. Les visiteurs peuvent découvrir sa source au parc d’État d’Itasca, le plus ancien du Minnesota, qui propose camping, randonnées, équitation, pêche et bien plus encore. En traversant l’État, le fleuve coupe la capitale évoquée dans la chanson puis les vallées pittoresques du sud‑est du Minnesota, offrant quelques‑unes des plus belles vues du territoire.
The Replacements : « Skyway »
Les Minnesotans adorent le plein air : ski, raquette et pêche sur glace font partie de leur identité. Mais il est parfois agréable de laisser le manteau dans le coffre. La ballade mélancolique des Replacements capture ce contraste entre l’intérieur climatisé et l’extérieur. Dans les artères climatisées du centre‑ville de Minneapolis, tout est connecté : matchs des Timberwolves et des Lynx au Target Center, accès au Nicollet Mall et points de vue privilégiés pour observer la foule lors des grands événements.
Les passages couverts ne sont pas exclusifs à Minneapolis : Saint‑Paul, Rochester et Duluth possèdent également leurs propres skyways, protégés des intempéries.
Weird Al Yankovic : « The Biggest Ball of Twine in Minnesota »
Parodie inspirée de “30 000 Pounds of Bananas” de Harry Chapin, Weird Al rend hommage à l’État du Nord avec une histoire de road‑trip où une famille se dirige vers “The World’s Largest Ball of Twine”, attraction routière créée par Francis A. Johnson à Darwin, Minnesota. Cette boule de ficelle sisal de 7 900 kg a été enroulée entre 1950 et 1979, détient un record Guinness jusqu’en 1994, et repose aujourd’hui sous un gazebo résistant aux intempéries, célébrée chaque août lors du Twine Ball Day.
Alors qu’Al chantonne son “Minnnn‑e‑sota” traînant, il ajoute : “There’s still one thing we gotta see”. Cette balle de ficelle n’est qu’une des nombreuses curiosités que l’on trouve le long des routes du Minnesota.




