1 600 miles parcourus : expédition sur le Pacific Crest Trail
Fatigués de se dire qu'ils « partiront un jour », les meilleurs amis Aaron Bailey et Sterling Montes ont enfin entrepris l'aventure dont ils rêvaient depuis des années : parcourir le Pacific Crest Trail (PCT). Ils nous offrent un compte‑rendu à mi‑parcours.
Pourquoi ce voyage ?
Nous nous sommes rencontrés à l'université, puis nous avons fait du sac à dos avec des amis lors de longs week‑ends. Le PCT était toujours le grand projet qui nous trottait dans la tête. Après deux ans dans la tech (Sterling à San Francisco, moi à New‑York) nous avons réalisé que si nous ne le faisions pas maintenant, nous le repousserions indéfiniment. Sterling devait choisir entre déménager à New‑York ou faire le PCT ; il a choisi le sentier, et il n’y allait pas sans moi.
Le meilleur conseil avant le départ
Alléger le sac. Plus le poids diminue, moins on se blesse, on parcourt plus de distance et on profite mieux du trek. Nous avons d’abord suivi les recommandations de randonneurs expérimentés, puis nous avons continué à réduire le chargement une fois sur le terrain. La légèreté est bénéfique tant physiquement que mentalement.
Point de départ et logistique
Le départ se situe à quelques mètres de la frontière mexicaine, à Campo, en Californie. Arriver au terminus sud peut être compliqué si l’on vient d’un autre État ou pays. Deux « angels du sentier », Scout et Frodo, accueillent souvent les randonneurs chez eux et les transportent jusqu’au point de départ.
Nous avons eu la chance de voyager avec nos amis Brendan et Tom le long de la côte californienne, en s’arrêtant chez des connaissances pour un dernier moment de communauté avant de plonger dans la solitude du trek.

Installation du campement. Photo d'Aaron Bailey.

Lumière du matin. Photo de Sterling Montes.
Progrès à mi‑parcours
Distance parcourue : 1 597 miles (2 571 km).
Distance restante : 1 028 miles (1 655 km).
Itinéraire jusqu’ici
Le PCT relie le Mexique au Canada en traversant les chaînes montagneuses de la Californie, de l’Oregon et de Washington.
1. Le désert : du sud‑est de San Diego, passage par San Jacinto, Big Bear et le Mojave, jusqu’à Kennedy Meadows.
2. Les Sierras : dès Kennedy Meadows, on franchit le Mont Whitney, puis Kings Canyon et le John Muir Trail, en passant par Mammoth et les prairies de Tuolumne dans le parc de Yosemite.
3. Le nord de la Californie : de la région du Tahoe jusqu’au parc national de Lassen et au Mont Shasta. L’Oregon et Washington suivent.
Les nuits en chemin
La nuit dernière, nous avons séjourné dans une auberge de jeunesse à Etna après une journée de 40 miles. Tous les lits étant occupés, nous avons dormi dans nos tentes‑bâches (tarptents) suspendues à nos bâtons de marche.

Feu de camp du soir. Photo de Sterling Montes.
Ce que nous aurions aimé savoir dès le premier jour
Nous aurions dû mieux planifier notre alimentation. Les repas lyophilisés maison, préparés à l’avance, offrent un excellent ratio calories/once. Une diversité d’aliments riches en calories est cruciale pour ne pas manquer d’énergie.
Rester connecté
Nous captons parfois le réseau en altitude, mais surtout lorsqu’on s’arrête en ville pour se ravitailler. Nous utilisons des batteries externes Anker pour que nos téléphones tiennent toute la journée. Nos téléphones sont essentiels : cartes, repérage d’eau et de campements grâce à l’app Guthook (un « Google Maps » pour randonneurs). Ils sont devenus un outil, non une distraction, et les réseaux sociaux nous permettent de rester en contact avec nos proches.
Le bon et le mauvais
Ce qui a été génial : rencontrer les personnes les plus cool du monde, toutes animées par le même objectif de cinq mois.
Ce qui a été désagréable : être submergé par des nuées de moustiques.
Équipement : le meilleur et le superflu
Ce que nous avons bien emporté : le matelas Therm‑a‑Rest Neo Air, indispensable pour récupérer chaque nuit.
Ce que nous aurions aimé avoir : des repas déshydratés maison.
Ce qui n’a pas servi : la plupart des vêtements de pluie (il n’a plu qu’une fois, une heure).
Nouvel achat : du spray anti‑moustiques à gogo.

Natation avec les amis du sentier. Photo d'Aaron Bailey.

Sommet atteint. Photo d'Aaron Bailey.
Coups de cœur rapides
Repas préféré : la combinaison Poptart‑flocons d’avoine‑beurre d’amande.
Section du sentier favorite : la portion des Sierras et du John Muir Trail – un passage incontournable.
Moment mémorable : transformer notre matelas en radeau pour descendre des rapides, pêcher à la main, ou découvrir des lacs où nos compagnons de trek se baignent.
Un lieu manqué
Nous n’avons pas encore atteint le sommet du Mont Shasta, mais chaque paysage magnifique nous donne envie de revenir explorer ces coins.
Surprises inattendues
Un panneau « Trail Magic Ahead » nous a conduit à un moment de fête improvisée : pizza et bière dans le coffre d’un Suburban au cœur de la nature, grâce à des « angels du sentier » qui étaient amis avec l’un de nos compagnons. Ces rencontres sont devenues parmi nos plus belles amitiés.

Lever du soleil. Photo de Sterling Montes.

Coucher de soleil. Photo de Sterling Montes.
Ce qui nous trotte dans la tête
Que pourra-t-on encore accomplir ? Jusqu’où mon corps peut‑il aller ? Quels enseignements tirer de cette expérience ? Nous voulons devenir, à notre tour, des « angels du sentier » pour les prochains randonneurs.
Le moment Kodak
Le sommet du Mont Whitney au lever du soleil.
Conseil n° 1 pour les futurs randonneurs
Ne jamais abandonner. 95 % des abandons sont dus à la fatigue mentale, pas physique. Continuez à marcher, vous découvrirez toujours plus sur vous‑même.
Prochaine étape
Il reste moins de 100 miles avant d’atteindre l’Oregon.
Suivez leurs aventures
Ne manquez pas le #FathomTakeover d’Aaron et Sterling sur Instagram : @FathomWaytoGo.
Et encore plus
Escape to the Southwest : un road‑trip épique
Finding the Good Life in South Dakota’s Black Hills
Around the World in 547 Days




