La jungle concrète des rêves
« Here Is New York » d’E.B. White
« Here Is New York » est l’un de nos essais préférés sur la ville. Rédigé en 1949 par E.B. White, lauréat du prix Pulitzer, essayiste du New Yorker et auteur de Charlotte’s Web, ce texte bref capture l’essence de New York.
Trois visages de New York
Selon White, il existe trois New York. La première, celle des natifs, qui naissent dans la ville et en considèrent la taille et l’effervescence comme allant de soi. La deuxième, celle des navetteurs, qui envahissent la métropole chaque jour comme des criquets, la dévorent puis la rejettent le soir. La troisième, celle des arrivants, venus d’ailleurs à la recherche d’un but. C’est ce dernier visage, celui du « destin final », qui confère à la ville son caractère nerveux, sa poésie, son dévouement aux arts et ses réalisations incomparables.
Les navetteurs donnent à la ville son agitation ; les natifs lui apportent stabilité et continuité ; les nouveaux arrivants, quant à eux, l’emplissent de passion. Qu’il s’agisse d’un agriculteur italien ouvrant une petite épicerie dans un quartier défavorisé, d’une jeune femme du Mississippi fuyant le regard de ses voisins, ou d’un garçon du Midwest transportant un manuscrit dans sa valise, tous accueillent New York avec l’excitation du premier amour et le regard d’un aventurier, générant une énergie qui éclaire la ville comme les néons de Consolidated Edison.
Pour votre table de chevet
« Here Is New York » – E.B. White
Essais d’E.B. White




