Volontourisme 101 : conseils pour s’engager et redonner
Il existe d'innombrables causes, destinations et communautés qui bénéficient du volontourisme. Face à la multitude d'informations, d'organisations et d'options, il est facile d'être submergé. Comment s’y retrouver et choisir le programme idéal ? L’assistante sociale et volontouriste expérimentée Michelle Russell partage ses conseils.
J’ai découvert le volontourisme grâce à une colocataire d’université dont un ami de la famille siégeait au conseil d’administration du Tanzanian Children’s Fund.
J’ai passé quelques mois au Rift Valley Children’s Village et mon expérience a été exceptionnelle. Ce qui était à l’origine un orphelinat s’est développé en écoles, bourses d’études secondaires, cliniques médicales locales et un programme de micro‑finance soutenant les entrepreneurs du coin. J’ai vécu dans le village, aidé à préparer les repas, animé les soirées contes et effectué des tâches ménagères. J’ai aussi donné des cours d’anglais et soutenu le personnel de l’école primaire voisine dans diverses activités. J’ai appris le swahili et pouvais converser aisément avec les habitants lors de mes déplacements dans la région. Pendant mes temps libres, j’ai exploré les parcs nationaux tanzaniens et gravi le Kilimandjaro.

Volontariat et nouvelles amitiés.
Il est crucial de comprendre que le volontariat à l’étranger n’est pas des vacances. Être présent ne suffit pas ; il faut respecter les normes culturelles et identifier comment contribuer réellement à la communauté. Trouvez le juste équilibre entre le plaisir du voyage et la conscience de votre mission, et vous vivrez une expérience inoubliable.
Voici quelques conseils supplémentaires :
1. Réfléchissez à votre impact
En tant que bénévole, vous n’êtes pas simplement un touriste, mais un vecteur de progrès. Analysez comment votre présence peut influencer positivement ou négativement la communauté locale. Écoutez les habitants — ils connaissent le mieux leurs besoins. Ne leur imposez pas vos idées ; proposez vos compétences et votre expérience pour soutenir la mission de l’organisation. Le changement est graduel ; soyez flexible et profitez de chaque moment.
2. Prenez en compte le contexte
Vous entrez dans la vie quotidienne des personnes. Lors de vos recherches, examinez comment les politiques et les protocoles de l’organisme affectent les bénéficiaires. Consultez les rapports financiers pour savoir où vont les fonds. Selon votre préférence, choisissez une structure bien établie ou une petite structure « start‑up » qui offre plus de flexibilité et d’innovation.
3. Connaissez votre destination
La sécurité doit être votre priorité. Renseignez‑vous sur la région, décidez si vous partez en groupe ou en solo. En solo, vous pourriez assumer davantage de responsabilités; en groupe, les rôles sont parfois plus restreints. Communiquez clairement les compétences spécifiques que vous pouvez apporter.
4. Grand ou petit ? Pesez le pour et le contre
Les petits projets peuvent être moins structurés, mais offrent parfois plus d’immersion. Les grands programmes sont généralement plus organisés et sécurisés. Vérifiez la réputation, la destination des fonds et ce que vous pouvez offrir avant de faire votre choix.

5. Faites vos recherches
Contactez le coordinateur des bénévoles pour obtenir toutes les informations nécessaires. Les grandes organisations comme Save the Children proposent des listes de colisage, des itinéraires détaillés et des fiches pratiques — signe d’un programme bien géré. Les petites structures peuvent manquer de documentation, il faut alors se fier aux témoignages d’anciens volontaires.
Vérifiez que l’argent arrive bien à destination, que la mission est claire et que les activités correspondent aux objectifs affichés.
6. Faites preuve de discernement
Méfiez‑vous des organismes qui semblent trop laxistes quant aux attentes envers les bénévoles. Des séjours très courts peuvent nuire aux communautés locales. Assurez‑vous que l’organisme répond rapidement à vos questions, qu’il vous prépare correctement et que le coût du programme est raisonnable au regard du pouvoir d’achat local.
7. Choisissez une cause qui vous motive
Les domaines d’intervention sont variés : santé, alimentation, autonomisation économique, éducation, égalité des genres, etc. L’éducation des filles et la santé maternelle sont particulièrement en vogue, mais chaque cause a son importance selon le contexte culturel et géographique.
8. Sortez de votre zone de confort
Dans les pays à faibles ressources, vous renoncerez à de nombreux conforts du quotidien : téléphonie, internet, alimentation standard, etc. Emportez vos médicaments de base, souscrivez une assurance voyage et adoptez une attitude détendue. Les horaires sont souvent flexibles — un rendez‑vous à 14 h peut se faire à 14 h30 ou 15 h.
9. Faites valider les programmes par des tiers fiables
Des sites comme ReliefWeb, Idealist.org, EscapeTheCity.org, CharityNavigator.org, CharityWatch.org ou GiveWell.org répertorient et évaluent les organisations. Le Global Journal publie chaque année une liste des meilleures ONG. Consultez toujours le site officiel de l’organisme.
Et ce n’est pas tout !
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