4 raisons de confier la planification de vos prochaines vacances à votre enfant
Après être devenu père il y a quelques semaines, je repense à mon enfance et aux leçons précieuses que mes parents m’ont transmises et que je veux à mon tour partager. C’est pourquoi, très bientôt, je laisserai ma fille planifier nos vacances familiales.
Un peu de contexte
En grandissant dans l’Arkansas, je suppliais sans cesse mes parents de nous emmener à Disney World, dans les Rocheuses, à New York, en Chine, en Australie… voire sur la Lune. L’école ne faisait qu’attiser mon désir d’aventure.
Un jour, après de nombreuses relances, mon père m’a lancé : « Très bien, c’est à toi de tout organiser. » Leçon apprise : il faut faire attention à ce que l’on souhaite.
À l’époque, il n’y avait ni métarecherches en ligne ni sites comme Travelzoo. On utilisait les Pages Jaunes et les atlas routiers Rand McNally. Mon père m’a alors remis l’atlas, le répertoire téléphonique, une calculatrice et du papier. Ce qui a suivi a marqué ma vie.
La méthode d’Orlo et Mary Stitt n’est pas faite pour tout le monde, mais elle permet aux parents de gagner du temps, d’enseigner des compétences essentielles aux enfants, de cultiver l’esprit d’aventure et, qui sait, d’inspirer une carrière dans le tourisme.
Les quatre leçons principales
1. Développer les compétences de recherche
Planifier un voyage, c’est comme un devoir enrichi : chaque aspect rappelle une matière scolaire.
- Le transport = les maths : calculer les kilomètres, le coût total, les heures de départ et d’arrivée, et choisir l’itinéraire le plus rapide et le moins cher.
- L’hébergement = la science : comparer les établissements pour garantir un séjour agréable à tous.
- Les activités = l’art : sélectionner des expériences ludiques et équilibrées parmi une infinité d’options.
2. Découvrir la géographie
Feuilleter les atlas révèle l’immensité du monde : les autoroutes américaines s’étendent sur des milliers de kilomètres, et un vol de Fayetteville à Sydney peut durer jusqu’à 23 heures avec escales, parfois même dans le sens inverse. Ces repères offrent une connaissance concrète qui profite à l’école.
3. Comprendre l’économie
Les vacances enseignent les compromis budgétaires. Le budget est limité ; les frais cachés comme l’assurance ou l’essence s’accumulent. Un vol direct coûte plus cher : vaut‑il la peine de sacrifier une journée à Disney ? Ou mieux vaut‑il prendre la route pour économiser ? Dès l’âge de huit ans, ces décisions forment une première éducation financière.
4. Améliorer la communication et la diplomatie
Contacter les compagnies aériennes pour obtenir vingt itinéraires différents renforce la confiance en soi. Je me souviens encore du numéro de TWA (1‑800‑221‑2000). Négocier à Matamoros, au Mexique, pour faire baisser le prix d’un longhorn de 45 $ à 16 $ m’a appris l’art du marchandage. Astuce : acheter en fin de journée pour éviter de porter les sacs toute la journée.
En fin de compte, laisser votre enfant prendre les rênes d’une planification de voyage transforme un simple séjour en véritable laboratoire d’apprentissage.




