Comment je réalise mes rêves en tant que blogueur de voyage indien
De l’économie de voyage aux revenus de voyage
Je me souviens, au tout début de mon aventure blogueuse, mon premier article portait sur comment économiser pour voyager. À l'époque, chaque déplacement était autofinancé et l’argent était constamment un problème. Aujourd’hui, les priorités ont changé : au lieu de parler d’économies, je me concentre sur la façon de gagner de l’argent grâce aux voyages. Les listes de souhaits luxueuses ont remplacé les conseils de voyage à petit budget.

Je ne suis plus le routard à petit budget ; je suis devenu flashpacker. Les méthodes que j’imaginais pour monétiser mon blog à l’époque ont également évolué.
En 2017, les ateliers de blogging et le freelance constituaient mes deux principales sources de revenus. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Si je continue à écrire en freelance de temps en temps, d’autres sources plus rentables ont pris le dessus.
En 2020, je me suis demandé : comment gagner de l’argent avec un blog de voyage ? Ou, comment réaliser mes rêves de voyage en tant que blogueur ? Et si vous souhaitez suivre le même chemin, comment faire ?

Voyages sponsorisés : ma plus grande source de revenus
En 2019, j’ai visité quatre pays : Allemagne, Laos, Singapour et Indonésie. J’ai pu voyager en classe affaires et séjourner dans des établissements que je n’aurais jamais pu me permettre autrement. J’ai même sauté en parachute en Allemagne et visité une île privée en Indonésie, des expériences qui coûtent une fortune.
Lors d’un voyage sponsorisé par Queensland Tourism, j’ai découvert l’île Lady Elliot depuis la Gold Coast. En cherchant le prix d’une excursion similaire, j’ai trouvé plus de 1 000 AUD ! Sans ce partenariat, je n’aurais jamais pu me permettre une telle journée.

Les voyages sponsorisés (ou médias, FAM…) restent essentiels pour les blogueurs de voyage. Les offices du tourisme ou les agences nous paient – parfois en argent, parfois en nature – pour promouvoir leurs destinations via nos blogs, réseaux sociaux ou magazines partenaires.
En pratique, c’est simple : nous voyageons gratuitement (ou même rémunérés) et, en échange, nous diffusons le message. C’est ainsi que je reste sur la route, surtout pour les séjours onéreux comme le train de luxe The Golden Chariot.

Lorsque je ne travaille pas sur un projet sponsorisé, je finance mes voyages avec les revenus modestes que je tire du blog. Ces voyages autofinancés restent économiques, même s’ils ne sont plus « très bon marché ».
Mes différentes sources de revenus actuelles
Mon activité d’hébergement : FootlooseCamps
Depuis le deuxième trimestre 2018, je gère un camping d’aventure près de Manali, sous le nom de FootlooseCamps. C’est aujourd’hui ma source de revenu la plus stable.
J’ai loué un terrain et embauché du personnel permanent pour gérer les réservations, qui sont entièrement numériques. Le problème ? Cette activité demande plus de temps et d’attention que prévu, ce qui empiète sur le temps dédié à mon blog.
Je dois encore me rendre sur place régulièrement pour superviser les finances, ce qui me fait parfois rester au camp au lieu d’écrire. Malgré cela, FootlooseCamps reste mon pilier financier.
Campagnes de blogging rémunérées
Les campagnes payantes (influence marketing) constituent ma deuxième source de revenus. Une marque me paie pour la promouvoir via des posts Instagram, des mentions sur le blog ou les deux.
Pour ceux qui souhaitent vivre du blogging à plein temps, les campagnes rémunérées sont indispensables. Les blogueurs les plus performants gagnent une part importante de leurs revenus grâce à ces partenariats, qui s’intègrent naturellement à leur travail d’écriture.
Instagram reste la plateforme la plus lucrative pour les blogueurs voyage. Les marques de voyage et de lifestyle vous contacteront rapidement si vous êtes actif dès le premier jour.
Pour trouver des campagnes, inscrivez‑vous sur des réseaux d’influenceurs tels que influencer.in, Social Beat, Blogmint, Buzzoole ou Glambassador.
Ateliers de blogging et freelance
Le freelance n’est plus ma principale source de revenu, mais j’écris encore occasionnellement pour des magazines de voyage ou de compagnies aériennes (Outlook Traveller, Harmony India, Malindo Air). Le futur du freelance reste incertain pour moi.
J’ai également animé des ateliers de blogging (environ 5 ateliers personnels, deux conférences universitaires à Delhi, et quelques à Mumbai et Bangalore) où je partage les meilleures pratiques pour devenir blogueur voyage. Le temps limité depuis la création de FootlooseCamps m’a toutefois contraint à réduire ces interventions.
Publicités display
J’ai quelques bannières Google AdSense sur mon site, mais elles génèrent très peu de revenu. Avec 30 000 pages vues mensuelles, les gains sont négligeables et occupent inutilement de l’espace. À moins d’atteindre plus d’un million de vues, les publicités display ne valent pas la peine.
Chaîne YouTube
Depuis avril 2020, je publie des vidéos sur YouTube. En moins de neuf mois, j’ai atteint 25 000 abonnés, plusieurs vidéos dépassant les 100 000 vues, et quelques-unes franchissant le million. En Inde, on gagne environ 10 à 15 $ pour 1 000 vues, voire 3 à 4 fois plus pour les vues provenant des États‑Unis, du Royaume‑Uni ou de l’Australie. Mon meilleur mois a été de 250 $, les mois plus calmes autour de 100 $.
Ce n’est pas énorme, mais le revenu augmente progressivement.
En résumé, le revenu d’un blog de voyage à plein temps reste incertain. Il faut jongler entre plusieurs activités à moins d’être immédiatement repéré par de grands médias comme CNN ou BBC.
J’ai expérimenté plus de méthodes de monétisation ces trois dernières années que jamais auparavant, et je continue d’explorer de nouvelles pistes tout en abandonnant les stratégies inefficaces.
Persévérez, restez actif dans la communauté, et vous finirez par atteindre l’indépendance financière. Un peu de lutte est inévitable, mais la persistance porte ses fruits.
Bon voyage, bon blogging ! Et surtout, voyagez en sécurité !




