Projet « Où la deuxième chaussure tombe »
Une question simple, un constat alarmant
Avez‑vous déjà remarqué une chaussure solitaire au bord de la route et vous être demandé « où est l’autre » ? Chez nous, à la maison de plage au Mexique, ce n’est pas une anecdote : des milliers de paires ont été retrouvées, emportées par les vagues.
Le décor
Ce coin de paradis offre une vue imprenable sur les Caraïbes à l’avant et une lagune d’eau douce à l’arrière. Des pics-rouges, des geais bleus, des pélicans, des hérons, des palmiers… une véritable symphonie naturelle, tandis que serpents et crabes bleus parcourent le sable parsemé de noix de coco.
Le problème quotidien
Nos promenades quotidiennes de 2 km avec notre chien Loba révèlent une réalité sombre : une mer de déchets plastiques. Pas de reliques romantiques, mais des objets du quotidien — jouets en plastique, sacs de riz, brosses à dents, bouteilles d’huile, chaussures isolées… tout provient de flux de déchets mondiaux.
Une initiative née d’une idée
Inspirés par l’appel de No Vacation Required « prenez un sac poubelle lors de vos balades et remplissez‑le », nous avons décidé de nettoyer notre portion de côte. Sans service officiel de collecte – les ordures sont brûlées, le verre empilé pour « recyclage » – nous avons cherché une solution créative. L’idée de transformer les déchets en art a donné naissance au projet « Où la deuxième chaussure tombe ».
En convalescence après un orteil cassé, mon partenaire Dani a commencé à ramasser sac après sac, telle une guerrière de l’écologie.
Elle a collecté d’immenses quantités de bouteilles en plastique et de contenants d’huile.
Des centaines de bouteilles d’huile…

Des centaines de brosses à dents…
Des dizaines de peignes…
Des piles de déodorants…
Des milliers d’ustensiles en plastique chaque jour…
Canettes et sodas venus des Caraïbes, d’Amérique centrale et des États‑Unis.
Même un carton de jus allemand !
Deux cuvettes de toilettes…
1 647 chaussures récupérées !
Ce n’est que notre tronçon de 2 km. Sur les 9 330 km de côtes mexicaines, le volume de déchets est inimaginable. Notre projet montre comment le gaspillage des consommateurs pollue des rivages isolés.
Un feu toxique n’est pas une solution. Nous avons besoin de vos idées créatives…




