Polaroid de la semaine : être éclipsé par les séquoias de Californie

Un périple épuisant mais mémorable
Cette semaine a été l’une des périodes de voyage les plus intenses depuis mon retour d’Italie en septembre ; je suis, je l’avoue, épuisé. Après un long week‑end ensoleillé à Los Angeles, j’ai pris l’avion pour Santa Rosa, au cœur de la région viticole de Sonoma, afin de profiter d’une semaine de dégustations de vin, d’art, de gastronomie et de randonnées revigorantes.
Randonnée au cœur d’Armstrong Redwoods
Le point d’orgue a été une après‑midi de marche dans la réserve naturelle d’État Armstrong Redwoods, abritant les plus hauts séquoias du monde. Ces séquoias côtiers vivent entre 500 et 1 000 ans, affichent des troncs de 12 à 16 pieds de diamètre et s’élèvent de 200 à 250 pieds. Se promener parmi ces géants, avec les troncs tombés recouverts de mousse formant un tapis au sol, donne l’impression d’entrer dans un conte de fées. La lumière du soleil à peine filtrée par le dense couvert crée une lueur mystique et ombragée, unique parmi les forêts que j’ai explorées.
Un souvenir du paysage ancien du Nord‑Californien
Armstrong Redwoods évoque le paysage primordial du Nord‑Californien, jadis recouvert de ces majestueux arbres avant l’arrivée des vignobles. Le séquoia Parson Jones dépasse les 310 pieds (94 m), soit plus long qu’un terrain de football. Le colonel Armstrong, le plus ancien du bosquet avec plus de 1 400 ans, m’a encore plus humilité au milieu de ces sentinelles silencieuses.




