Faut-il un diplôme universitaire pour voyager sur le long terme ?

La réponse courte à la question « Faut‑il un diplôme universitaire pour voyager ? » est évidemment un grand « non ». On ne vous demandera pas votre diplôme à la frontière et vous n’aurez pas à le présenter pour entrer dans une auberge ou un hôtel.
Ce qui m’intéresse vraiment, c’est le rôle qu’un diplôme peut jouer lorsqu’on veut vivre une vie faite de voyages prolongés, voire indéfinis.
Le dilemme est fréquent : devrais‑je aller à l’université ou partir tout de suite à l’aventure ? Certains étudiants passent des heures à se demander s’ils ne devraient pas tout abandonner pour poursuivre leurs rêves de voyage. L’appel de la route est puissant et il est naturel qu’il détourne les gens de trois, quatre ou même cinq années d’études formelles.
Je ne prétends pas que le diplôme soit indispensable pour voyager. Tout individu déterminé peut transformer le voyage en mode de vie, quel que soit son parcours scolaire, son expérience professionnelle ou ses compétences.
Cependant, posséder un diplôme universitaire rend la vie beaucoup plus simple pour ceux qui souhaitent entreprendre un périple indéfini et gagner de l’argent à travers le monde.
Dans la plupart des cas, peu importe ce que vous avez étudié ou votre niveau de performance ; ce qui compte, c’est ce niveau supplémentaire d’éducation.
En quoi est‑ce important ?
De nombreuses organisations et entreprises à l’étranger n’envisagent pas d’embaucher des personnes sans diplôme universitaire.
Prenons l’exemple de l’enseignement de l’anglais (ou de toute autre langue) à l’étranger. Si vous vous présentez en Thaïlande ou en Turquie pour enseigner, vous postulez naturellement auprès d’écoles de langues et d’institutions éducatives.
Bien que beaucoup de ces écoles ne demandent pas de certification TEFL/TESOL, elles exigent généralement un diplôme universitaire, quel qu’en soit le domaine. Elles souhaitent simplement vérifier que vous en possédez un.
En bref, le diplôme inspire davantage de confiance chez un employeur, un client ou une organisation.
Un diplôme ne prouve pas à lui seul votre maturité, votre responsabilité ou votre sérieux, mais il ouvre des portes pour des postes comme professeur de langue, employé dans un resort, guide touristique, travail à bord d’un navire de croisière ou même mission dans une ONG, entre autres.
Quelques exemples concrets
Dans ma propre expérience, mon diplôme m’a permis d’accéder au poste de directeur de voyage en quelques mois à bord de navires de croisière. Sans ce diplôme, je n’aurais peut‑être même pas été embauché, et je n’aurais pas eu la chance de devenir chef de département.
Lorsque j’ai dû revenir aux États‑Unis pour financer mon voyage, j’ai pu travailler comme enseignant remplaçant dans un lycée de Boston grâce à mon diplôme, ce qui m’a permis d’économiser une somme substantielle.
Un ami, titulaire d’un diplôme, est parti en Australie avec un visa vacances‑travail et a décroché un emploi bien payé dans le centre de Sydney, gagnant cinq fois plus que la plupart des voyageurs qui se contentent de travailler dans un bar ou de cueillir des fruits.
L’argent n’est pas toujours le but, mais il peut l’être pour certains. Le potentiel de revenu peut influencer la décision d’aller à l’université avant de partir, ou de combiner études et voyage à l’étranger, où les frais de vie sont souvent plus bas et les vols étudiants moins chers.
En résumé, un diplôme universitaire n’est pas essentiel : de nombreuses personnes sans diplôme ont transformé le voyage en mode de vie grâce à leur détermination, créativité et ouverture d’esprit. Ces qualités sont bien plus importantes qu’un titre.
Cela dit, ce morceau de papier peut grandement faciliter les choses et, combiné à ces qualités, vous ouvrira encore plus d’opportunités lors de vos périples autour du monde.
Qu’en pensez‑vous ? Quelles sont vos expériences de voyage à long terme avec ou sans diplôme ? Êtes‑vous en pleine réflexion sur la valeur de l’université ? Posez vos questions !




