Dévoilé ! – 7 excuses bidons pour ne pas voyager avec vos enfants
Ça perturbera notre routine
Oui, les tout‑petits sont attachés à leurs habitudes, et un manque de sieste ou un repas retardé peut rapidement dégénérer. La clé réside dans une bonne préparation : demandez des équipements spéciaux (lit bébé à l’hôtel, berceau d’avion) et emportez leurs petites friandises ou objets réconfortants. Jane Gooding, qui a voyagé à Tokyo avec sa fille de six mois, a réservé un berceau d’avion ; cela a permis à toutes deux de dormir pendant le vol et de s’acclimater au décalage horaire. « Elle s’est très bien adaptée et s’est endormie le plus souvent dans les restaurants en allaitant », raconte-t-elle.
On le fera quand ils seront plus grands
Chaque âge apporte une nouvelle façon de voyager, et il y a quelque chose de magique à découvrir le monde avec un bébé qui dort plutôt qu’avec un bambin plein d’énergie. Voyager en famille crée des souvenirs communs et offre d’excellentes leçons sur le monde et la place de l’enfant. « Un enfant de trois ans ne se souviendra pas de Paris, mais le fait d’y être, puis au Costa Rica à quatre ans, en Grèce à cinq ans et à Hong Kong à six, façonne subtilement son regard », explique Eric Stoen, créateur du site Travel Babbo. « Il retiendra les sons, les odeurs, goûtera de nouveaux plats, rencontrera des personnes différentes et associera chaque pays à ses habitants, pas seulement aux gros titres. »
C’est trop cher
Oui, partir en vacances coûte plus cher que rester à la maison, mais il existe des astuces pour voyager sans se ruiner. Par exemple, British Airways propose aux enfants de moins de 12 ans de voler gratuitement avec un adulte entre Heathrow et plusieurs villes d’Europe du Nord. Pourquoi ne pas explorer un village pittoresque plutôt que de combattre les foules à la piscine locale ? Les familles soucieuses du budget peuvent également louer un logement via VRBO, HomeAway ou Airbnb ; le prix au mètre carré est souvent inférieur et vous pouvez préparer vos propres repas.
C’est trop difficile à organiser
Faites participer les enfants à la préparation : ils seront alors plus enthousiastes à l’idée de l’aventure. Un voyage avec des enfants doit avant tout les mettre à l’honneur, rappelle Stoen. « Recherchez des parcs et des aires de jeux partout où vous allez ». Planifier de longues visites de musées ou de châteaux avec un tout‑petit, c’est inviter la crise de colère. « Ce musée sera toujours là dans quinze ans, quand vos enfants seront à l’université ». Privilégiez les pique‑niques : ils sont bien plus adaptés aux enfants que les repas de trois heures dans un restaurant chic.
Nous ne parlons pas d’autre langue
Dans la plupart des pays, l’effort d’apprendre quelques mots locaux fait toujours bonne impression. Apprenez les bases : « s’il vous plaît », « merci », « où est… ». Vous pouvez aussi télécharger une application comme TripLingo, qui propose un traducteur vocal instantané en 42 langues, un dictionnaire hors‑ligne de 10 000 mots, un convertisseur de devises et un « crash‑course culturel » pour familiariser votre famille aux coutumes locales.
Mon enfant est difficile
Il est normal d’appréhender de partir avec un mangeur sélectif dans un pays où la cuisine est inconnue. Adoptez la règle du « une bouchée » : laissez l’enfant goûter le plat local, puis proposez des aliments familiers (fruit, pain, fromage) pour qu’il ne reste pas affamé. Vous pouvez également demander au serveur de préparer un repas simple, comme du riz nature avec du poulet.
C’est dangereux
Les médias amplifient les incidents terroristes, mais les risques réels lors d’un voyage sont très faibles. « Les dangers à l’étranger ressemblent à ceux chez soi : accidents de voiture, noyades, etc. », assure Stoen. En prenant les précautions habituelles et en restant vigilant, vous profiterez d’un séjour en toute sécurité.




