12 choses à savoir avant de sauter en parachute
Le parachutisme, c’est bien plus qu’un simple saut
Le parachutisme est souvent associé aux listes de choses à faire avant de mourir, mais il ne s’agit pas d’une expérience ponctuelle. « Les gens pensent qu’un saut suffit, alors qu’en réalité c’est un sport à part entière, pratiqué chaque semaine comme un hobby ou un mode de vie, » explique Nancy Koreen, directrice de la promotion sportive à l’United States Parachute Association (USPA). Aux États‑Unis, on compte environ 4,2 millions de sauts chaque année, et les pratiquants les plus avancés participent même à des compétitions.
Le vocabulaire de base du parachutisme
Drop zone : Le centre où vous effectuez votre saut. Il s’agit généralement d’un grand champ avec un hangar d’avion. Tous les drop zones affiliés à l’USPA sont certifiés (238 aux États‑Unis).
Combinaison : La combinaison intégrale portée pendant le saut. Elle ralentit votre chute et vous protège du vent lorsqu’il fait froid. En été, elle n’est pas toujours nécessaire.
Décharge de responsabilité : Le formulaire que vous signez avant le saut, détaillant les risques encourus.
Freefall : La phase de chute libre avant l’ouverture du parachute.
Canopy : Le terme élégant désignant le parachute.
Tout le monde peut faire du parachutisme
Vous avez plus de 18 ans ? Vous êtes éligible. Certaines restrictions existent (femmes enceintes, problèmes cardiaques, limites de poids), mais votre âge, taille, profession ou autre facteur démographique ne vous empêche pas de sauter. « Nous pouvons même faire sauter des personnes paralysées ou amputées grâce à des ajustements spécifiques, » précise Koreen.
Choisir entre saut en tandem ou en solo (AFF)
Les débutants ont deux options : le tandem ou le Accelerated Freefall (AFF). En AFF, vous ouvrez le parachute vous‑même après un cours au sol de plusieurs heures. En tandem, vous êtes attaché à un instructeur qui déploie le parachute et atterrit à votre place. Le tandem ne nécessite aucune préparation physique intensive ; il suffit de profiter de la vue.
Les risques sont très faibles
En 2015, sur 4,2 millions de sauts, 21 ont été mortels : soit 0,005 décès pour 1 000 sauts. Chaque parachutiste porte deux parachutes ; le second sert de secours. 99 % des accidents sont dus à une erreur humaine, rarement à une défaillance du matériel. Les instructeurs de tandem sont fortement formés, ce qui rend le saut plus sûr que même le trajet en voiture jusqu’au drop zone.
Un investissement raisonnable
Le prix d’un saut en tandem varie entre 200 $ et 275 $ aux États‑Unis, tandis qu’un AFF coûte environ 300 $ sans compter les options photo/vidéo. Des tarifs réduits existent les jours de semaine, tôt le matin, pour les étudiants, les militaires ou les groupes.
Le vol en avion est très convivial
Après avoir signé les décharges et visionné une vidéo d’introduction, vous rencontrez votre instructeur, enfilez le harnais et montez à bord d’un petit avion. L’instructeur vous met les lunettes et vous attache son harnais au vôtre ; vous êtes littéralement assis sur ses genoux, ce qui élimine tout risque de séparation pendant la chute.
L’attente est souvent la partie la plus angoissante
Les 15 minutes de montée vers 3 000 à 4 000 mètres sont remplis de nervosité. Le moment le plus stressant reste les quelques secondes où vous êtes sur le bord de l’avion. Respirez profondément, concentrez‑vous sur la vue et laissez votre corps se détendre.
Le freefall n’est pas un grand huit
Contrairement à la montagne russe, le freefall procure une sensation de calme. Le vent fouette votre visage et le sol s’éloigne lentement. Vous descendez à 160‑320 km/h selon votre poids, votre tenue et votre position.
Profitez au maximum du temps en l’air
Le freefall dure 45 à 60 secondes, puis le parachute s’ouvre. Vous pouvez demander un freefall plus long si vous le désirez. Le saut complet dure environ cinq minutes ; certains instructeurs proposent des figures sous voile (tours, glissades). N’hésitez pas à demander d’arrêter si l’intensité devient trop forte.
Le décollage vous donnera envie de recommencer
Le mélange d’adrénaline et d’extase laisse souvent les sauteurs avec un besoin de refaire l’expérience. Beaucoup l’ajoutent à leur CV comme compétence. Le parachutisme renforce la confiance : « Si je peux sauter d’un avion, je peux affronter un problème professionnel, » affirme Koreen.
Obtenir une licence si vous êtes conquis
Environ 33 000 personnes aux États‑Unis possèdent une licence USPA, leur permettant de sauter n’importe où, seuls. La licence A, première des quatre, requiert 25 sauts AFF, chacun axé sur une technique précise. C’est une façon de rejoindre la communauté soudée des parachutistes et de cocher un autre élément de votre bucket‑list.




