Polaroïd de la semaine : Street art à Cali, en Colombie
Premiers pas à Cali
Après avoir visité le somptueux Sanctuaire de Las Lajas, j'étais impatient de découvrir Cali, la troisième plus grande ville de Colombie et, selon beaucoup, la capitale mondiale de la salsa. Lors de mon périple de neuf semaines à travers le pays l'an dernier, j'avais prévu de passer une à deux semaines à Cali pour prendre des cours de salsa – un rite de passage populaire pour les voyageuses en solo. Un vol de dernière minute pour le Mexique a toutefois fait capoter ce projet.
Une mise en garde qui fait réfléchir
Mon enthousiasme a pris une légère teinte de prudence en lisant une note d’avertissement sur Wikitravel (section « Stay Safe », 2016) :
Les vols à l'arraché sont fréquents. Des groupes de deux ou trois motocyclistes ciblent des passants au hasard, les encerclent sous la menace d’une arme et vident leurs poches en moins d’une minute, même dans les quartiers sûrs en plein jour. Le bon sens aide à réduire les risques : ne transportez que le strict nécessaire, gardez des copies de vos documents et privilégiez un téléphone bon marché à un modèle cher.
Cette mise en garde m’a fait réfléchir.
Un itinéraire ajusté
Inquiet, j’ai raccourci mon séjour à Cali et ajouté des escales à Popayán et à Pasto. En arrivant, je m’attendais à une ville dangereuse, gangrénée par la criminalité. À ma grande surprise, Cali s’est révélée chaleureuse et loin de toute ambiance menaçante.
Que faire à Cali ?
J’ai couru le long de la promenade fluviale pittoresque, parcouru le centre-ville, grimpé la colline du parc Acueducto pour profiter d’une vue panoramique, et flâné dans le parc Simón Bolívar où j’ai dégusté des ananas frais à 0,17 $ l’unité – rapidement addictifs ! J’ai également admiré l’architecture coloniale et le street‑art impressionnant du quartier San Antonio.
Le street‑art, un joyau méconnu
Étonnamment, la scène florissante de street‑art de Cali est rarement mentionnée dans les guides de voyage, qui se concentrent plutôt sur les églises, le parc aux sculptures de chats, les bars de salsa et les musées. J’ai été conquis par les fresques murales et les graffitis qui ornent la ville, que j’ai saisis avec mon téléphone. Un habitant m’a conseillé de garder mon iPhone discret pendant les balades, mais je ne me suis jamais senti en danger.
Conclusion
En fin de compte, Cali a été l’un des points forts de mon voyage. J’y retournerai, cette fois avec plus de temps pour maîtriser la salsa.




