Un décor de cinéma réel : Blancaneaux Lodge, Belize

Nous avons envoyé Kate Donnelly au Belize pour découvrir le Blancaneaux Lodge de Francis Ford Coppola. Un séjour digne d’un film.
District de Cayo, Belize – Il y a une atmosphère particulière à Blancaneaux Lodge, l’oasis isolée de Francis Ford Coppola, nichée sur 70 acres dans le coin nord‑ouest de la réserve forestière de Mountain Pine Ridge. C’est une chaleur familière, comme lorsqu’on rend visite à des amis très chers.
Je l’ai d’ailleurs ressentie. Au début de ma carrière cinématographique, j’ai croisé Francis et Eleanor Coppola lors d’une excursion en bateau sur l’Amazone. Treize ans plus tard, ils m’accueillent dans ce refuge rustique qui reflète leur esthétique personnelle. La vie est parfois surprenante.



Le jus du jaguar.
Après un atterrissage rapide d’un petit avion Mayan Air sur une piste de terre, je suis conduit à bord d’une calèche tirée par des chevaux où l’on me sert un « Jaguar Juice » (liqueur locale de craboo, rhum vieilli et jus d’ananas frais) et un linge aromatisé. Le charme déborde.
LE SCÈNE EST PRÊTE
Le lodge principal déborde de touches rétro : planchers en bois sombre qui grincent, mobilier patiné, tons terreux ponctués de touches tropicales, photos en noir et blanc d’anciennes fouilles archéologiques, un ventilateur de plafond récupéré d’Apocalypse Now, et une cheminée en pierre idéale pour siroter une boisson chaude. Le personnel, très accueillant, vous appelle par votre prénom ; les guides Eddie, Geraldo et Jorge, la responsable conservation Roni Martinez, et le manager vétéran Bernie Matute sont tous d’une grande disponibilité.

J’ai le privilège de séjourner à la Villa 7, la résidence du directeur, offrant une vue imprenable sur la nature. Les hauts plafonds en chaume local, les espaces à l’air libre, les vérandas à moustiquaires, les objets guatémaltèques et mexicains (sourcés par les Coppola), les photos de famille et les souvenirs cinématographiques (comme l’affiche rare du film distribué par les Coppola, Perfumed Nightmare) créent une ambiance unique.

La salle de bain arbore des carreaux peints à la main et une baignoire japonaise avec des savons locaux. Une piscine privée est à deux pas. La vue sur le ruisseau Privassion, avec sa cascade, ses ponts en bois et ses chaises placées stratégiquement, est tout simplement à couper le souffle. Le Wi‑Fi est disponible, mais le lodge incite à rester « analogique », ce que j’accepte volontiers.
ET… ACTION !
J’ai chevauché le cheval de 7 ans, Lightning, à travers la savane de pins et les sentiers forestiers jusqu’à Big Rock Falls, guidé par Eddie. J’ai revécu Le Dernier des Mohicans en sautant dans les chutes d’eau fraîches pour une baignade revigorante.
Plus tard, je me suis promené dans le jardin biologique de 3,5 acres, riche en fruits, légumes et herbes fraîches ; les surplus sont partagés avec le Turtle Inn, autre propriété des Coppola au Belize. Le petit site hydroélectrique exploite l’énergie du ruisseau Privassion pour alimenter le resort en énergie propre. Blancaneaux est en avance sur la courbe verte, offrant une véritable échappée du monde moderne.
Les activités nature – ruines mayas, projet Jaguar, observation de aras rouges – mériteraient même une autre carte postale.



Un bain de pieds apaisant.
Le repos se décline sous plusieurs formes : hamac, piscine à débordement d’eau douce, bain de pieds frais, ou bain chaud en forme de U. Le summum du bien‑être est offert par le masseur thaïlandais Prasert Thaweeser, qui réalise des miracles avec un enveloppement de stress à base de thé aux herbes, miel, gommage et massage.
Et bien sûr, il faut manger.
SERVICES CULINAIRES
Les chants d’oiseaux matinales me réveillent. Je file de la Villa 7 au restaurant Montega (77 marches !). Le petit‑déjeuner est un festin : thé au gingembre, fruits frais du jardin, yaourt, granola, et les traditionnels Johnnycakes (galettes de maïs) accompagnés de beurre, sirop ou miel. Le point fort reste les chilaquiles mexicains, tortillas maison frites avec œufs, piments, fromage et sauce Marie Sharp.

Cebollitas.

Flan, glorieux flan.
Le déjeuner comprend du ceviche aux crevettes, légumes bio, jus de citron vert et chips maison, accompagné d’un verre de Pinot Grigio (Coppola possède aussi des vignobles). Un autre jour, pizza et bière locale ; le troisième jour, gazpacho frais et linguine au pesto de basilic avec crevettes grillées, suivis d’un flan crémeux.
Le soir, cocktails pétillants (je choisis la canette Sofia Blanc de' Blanc). Le dîner se déroule en mode famille, avec des plats de pâtes variés (spaghetti alla carbonara, aglio e olio), pizzas comme « Tu Vo Fa' l'Americano », poulet au citron de Mrs. Scorese (une recette empruntée à la mère d’un ami de Francis) et fruits de mer (crevettes, conques, homard) servis avec les trois vins de la maison : claret, rosso et bianco Pinot Grigio.

Le petit restaurant Guatemaltecqua propose des entrées comme les cebollitas (oignons verts grillés sur tortillas), une soupe de haricots chaude, puis le plat principal « Camarones alla Guatemaltecqua », un bol réconfortant de crevettes poêlées, bacon, maïs vert, poivron doux, courgette et crème. En dessert, des rellenitos (plantains farcis aux haricots noirs sucrés). La dernière soirée, un barbecue bélizien avec empanadas, riz et haricots créoles, et du poulet grillé nappé d’une sauce BBQ maison.
Après un dîner sous un ciel étoilé rappelant un jeu de lumière, je rentre à mon lit, où bougies tamisées, couverture douce et bouteille d’eau chaude m’attendent. Oui, c’est ça, vivre.

The Enchanted Cottage. Photo courtesy of Blancaneaux Lodge.
UN SECRET SUR PLACE
The Enchanted Cottage, autrefois la résidence de l’auteur Ian McLeich (« Native Orchids of Belize »), est le joyau caché du Blancaneaux. C’est un nid mod‑rustique‑romantique avec éclairage doux, décor élégant, cuisine gastronomique et piscine à débordement. Le jour, la vue s’étend à perte de vue au-dessus de la canopée ; la nuit, la lueur des bougies danse sur la pierre. Idéal pour une escapade intime (pensons whisky et feu crépitant) ou pour écrire son premier roman.
Sans cliché, il est évident pourquoi un écrivain choisirait ce lieu pour se déconnecter du monde. En hommage à Daphne du Maurier, les premières lignes de mon futur roman seront : « La nuit dernière, j’ai rêvé de retourner à Blancaneaux ».

PLANIFIEZ VOTRE VOYAGE
Vol : Tous les vols internationaux à destination du Belize atterrissent à l’aéroport international Philip S. W. Goldson (BZE) à Belize City. American Airlines propose des vols directs depuis Miami et Dallas ; Continental depuis Houston et New York (le samedi) ; US Airways depuis Charlotte ; TACA depuis Houston, Miami, Los Angeles, San Francisco et New York ; Delta depuis Atlanta ; Tropic Air depuis Flores et Guatemala City.
Route : Le lodge se trouve à 2 h 30 de route depuis BZE, ou vous pouvez prendre un vol charter vers la piste de Blancaneaux.
OÙ LE TROUVER
Blancaneaux Lodge
Mountain Pine Ridge Reserve
P.O. Box B, Central Farm
District de Cayo, Belize
+501‑824‑3878
EN SAVOIR PLUS SUR FATHOM
Les merveilles écologiques du Belize
Les hôtels les plus romantiques d’Amérique latine




