Le Tiki à Greater Palm Springs
Évadez‑vous dans un paradis tropical sans quitter le désert. Greater Palm Springs adopte la culture tiki avec jupes en herbe, mai‑tais et farniente au bord de la piscine, le tout au son suave de Martin Denny, sous un ciel bleu et un soleil perpétuel propice aux activités ensoleillées.
Les origines du tiki à Greater Palm Springs
La folie du tiki aux États‑Unis débute en 1934 lorsqu’Ernest Raymond Beaumont Gantt ouvre Don the Beachcomer, un bar‑restaurant à thème polynésien à Hollywood. Entre cuisine cantonaise, punches exotiques, torches flamboyantes, mobilier en rotin, colliers de fleurs et couleurs vives, l’établissement propose une escapade tropicale au cœur de la ville. Le concept se répand à l’échelle nationale, notamment avec Trader Vic’s, et gagne en popularité lors de la World’s Fair de Californie en 1939 grâce à son « Pageant of the Pacific ».
Palm Springs, refuge prisé des citadins et des célébrités fuyant Hollywood, accueille son propre Don the Beachcomber. Les influences tiki s’entrelacent rapidement avec l’architecture emblématique du milieu du siècle.
Architecture polynésienne
Les architectes Donald Wexler et Richard Harrison marient modernisme et éléments polynésiens dans les Royal Hawaiian Estates, situés dans le sud de Palm Springs. Ce complexe de style resort se caractérise par des lignes épurées, des contreforts orange rappelant les stabilisateurs d’une pirogue, des toits en pente raide, des avant‑toits projetés et des poutres apparentes évoquant des huttes tropicales. Désigné premier district résidentiel historique de Palm Springs en 2010, il figure parmi les visites architecturales de Modernism Week en février.

Le Caliente Tropics Palm Springs, construit en 1964, a accueilli des stars telles qu’Elvis Presley et le Rat Pack de Frank Sinatra. Récemment rénové en hôtel accueillant les animaux et non fumeur, il propose la Conga Room, le Reef Bar et le festival annuel Tiki Caliente, avec symposiums, boutiques de chemises hawaïennes et une fête piscine de trois jours.
Le renouveau du tiki
Le milieu des années 1990 déclenche une résurgence du tiki, les bars à cocktails artisanaux revisitant les classiques avec des jus frais et des fruits exotiques. Au Tonga Hut Restaurant and Tiki Bar, dégustez les plateaux pupu. Le Bootlegger Tiki, installé sur le site de l’original Don the Beachcomber, sert des Zombies dans des tasses tiki vintage. Le Toucans Tiki Lounge attire les foules avec ses créations à l’ananas.
Le charme du tiki dans le désert est indéniable.
« Les gens viennent à Palm Springs pour fuir le quotidien et se réinventer le temps d’un week‑end », explique l’artiste renommé Shag, dont les gravures inspirées du tiki ornent The Shag Store en centre‑ville. « Ils louent peut‑être une maison mid‑century modern et se projettent comme des swingers des années 60 ou des jet‑setters des années 70. Le tiki s’inscrit dans ce fantasme d’évasion, amplifié par le climat chaud et ensoleillé — bien plus qu’un jour gris à Los Angeles. »

« Le tiki prospère aujourd’hui comme dans les années 1950‑1960 », ajoute Shag. « Il offre une pause face à la civilisation rigide, en faisant appel à nos fantasmes primitifs : idoles sculptées, ambiance insulaire, rhum qui coule à flots et décors tropicaux factices, même si ce n’est que pour une soirée. Le tiki célèbre l’hédonisme : boissons exotiques, spectacles polynésiens, shopping, collection et cuisine exotique. »
Les amateurs de tiki apprécieront les boutiques comme Dazzles, qui proposent des tasses tiki vintage, des artefacts authentiques et du mobilier en rotin de l’âge d’or.




