Ce que le deuxième plus grand monastère du monde m’a enseigné
Le monastère de Tawang, situé dans l'État indien d'Arunachal Pradesh, est le deuxième plus grand monastère du monde.
Perché à 3 000 m d'altitude, il offre une vue imprenable sur la rivière Tawang et constitue à lui seul une petite cité.
Il abrite environ 500 moines, dont beaucoup sont novices, qui vivent sur le site et y étudient le bouddhisme.
Le monastère de Tawang en Arunachal Pradesh
Le monastère se trouve dans la ville de Tawang, entourée d'une imposante chaîne de montagnes qui confère à la région une atmosphère presque magique.
La vallée est un véritable patchwork de crêtes montagneuses spectaculaires et de vastes plaines.
Outre la beauté naturelle et le deuxième plus grand monastère du monde, Tawang attire également pour la présence de la tribu Monpa. Les Monpa, souvent vus avec une roue de prière bouddhiste et un manteau en laine de yack, habitent Tawang et quelques localités voisines, notamment le district d'East Kameng près de la frontière bhoutanaise. Ils se divisent en six sous‑groupes, chacun parlant une langue différente. Leur apparence est frappante, bien que peu d'informations soient disponibles à leur sujet.
Voilà l’une des nombreuses raisons de visiter Tawang.
Mais la principale raison qui le distingue est qu’il abrite le deuxième plus grand monastère du monde : le monastère de Tawang.
Cette distinction le rend unique à l’échelle mondiale.

Le deuxième plus grand monastère du monde
… et voici ce qu’il m’a enseigné !
Lors de ma visite au monastère de Tawang et d’une brève conversation avec un moine senior, j’ai découvert que, dans le bouddhisme, on estime qu’un enfant peut accéder à la « lamasité » lorsqu’il est suffisamment mûr pour suivre le chemin de la compassion. C’est là l’essence même du bouddhisme, au-delà de la quête du bonheur.
Cette discussion a été suivie d’un petit incident qui a confirmé cette croyance et m’a inspiré à pratiquer la compassion moi‑même.
Je ne me souviens plus du nom du moine, mais le message qu’il m’a laissé est indélébile. En remarquant son visage de novice adorable, je l’ai abordé pour une séance photo et lui ai demandé d’où il venait et ce qu’il apprenait au monastère. C’est alors que nous avons vu une araignée ramper sur le sol.

Habituellement, les enfants fuient ou s’effrayent dans de telles situations, cherchant à ce que quelqu’un élimine la source de leur peur.
Ce petit moine, au contraire, a délicatement attrapé l’araignée et l’a relâchée à l’écart, le tout avec un sourire serein.
Quand je lui ai demandé pourquoi, il a hésité avant de répondre : « Parce que nous sommes humains et que nous devons prendre soin des autres ».
Pour un enfant loin de ses parents, témoigner d’une telle affection et compassion était, à mon sens, une leçon précieuse. C’est exactement ce que les enseignements monastiques visent à transmettre, et au sein du deuxième plus grand monastère du monde, ces enseignements sont d’autant plus puissants.
J’ai souvent entendu les bouddhistes parler de sagesse et de compassion, mais voir un si jeune pratiquer ces valeurs avec tant d’innocence était tout simplement bouleversant.




