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Faire de l'auto‑stop en Inde : du Leh à Srinagar

Avez‑vous déjà tenté l’auto‑stop en Inde ? J’ai parcouru la route de Leh à Srinagar et c’était une expérience mémorable.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, il est assez simple de faire de l’auto‑stop en Inde.

Les Indiens sont très serviables, surtout en montagne, ce qui rend la recherche d’un lift souvent très facile.

J’adore l’auto‑stop en Inde pour deux raisons : cela réduit considérablement le coût du voyage et cela me permet de rencontrer des personnes parmi les plus accueillantes et intéressantes du pays. Lors de mon trek du Sandakphu, j’ai économisé plus de 3000 ₹ et j’ai fait la connaissance de deux voyageurs formidables.

Ce n’est pas seulement un phénomène indien ; j’ai aussi pratiqué l’auto‑stop en Europe et en Asie du Sud‑Est. C’est l’un de ces conseils de voyage à petit budget qui allie économies et expériences enrichissantes.

Je ne trouve pas l’auto‑stop risqué. L’idée que c’est dangereux provient surtout d’une peur exagérée propagée par les médias.

Faire de l auto‑stop en Inde : du Leh à Srinagar

Auto‑stop en Inde

Mon périple Leh – Srinagar

Ce fut ma toute première aventure d’auto‑stop en Inde.

Tout a commencé un soir d’octobre, frais, à Leh, où j’ai rencontré David et Marion. Nous avons décidé d’essayer de rejoindre Srinagar, à 420 km, en traversant des villes emblématiques comme Kargil et Dras (le deuxième lieu habité le plus froid du monde).

J’avais déjà vu des auto‑stoppeurs entre Manali et Leh grâce au trafic régulier, mais la route Leh‑Srinagar était encore inexplorée.

Notre plan, qui paraissait à première vue maladroit, a démarré à Leh. Le premier jour, nous nous sommes placés sur la NH 1D, le pouce levé, affichant un sourire amical pour attirer les conducteurs. Et ils sont arrivés, un à un.

Faire de l’auto‑stop à Ladakh avec deux routards étrangers pouvait sembler incertain, d’autant que nos sacs à dos énormes semblaient presque impossibles à charger dans un véhicule.

Après près de deux heures d’attente, nous avons enfin trouvé notre première prise.

Contrairement aux villes indiennes où les voitures filent rapidement et les conducteurs ne s’arrêtent que rarement, à Ladakh le trafic est très lent. Cette lenteur offre le temps nécessaire pour établir un contact visuel avec le conducteur, suppliant gentiment d’obtenir un lift.

Notre première expérience n’a pas été mauvaise : plusieurs conducteurs de camions Indian Oil se sont montrés très généreux.

Alors qu’un bus d’État met deux jours à parcourir le trajet Leh‑Srinagar, nous avons mis trois jours, avec des escales à Lamayuru et Dras.

Faire de l auto‑stop en Inde : du Leh à Srinagar

Lamayuru, petit village bouddhiste entre Kargil et Leh, m’a particulièrement séduit. Nous avions prévu d’y passer une nuit, mais nous y sommes restés trois ; j’ai hâte d’y retourner.

Dras, deuxième lieu habité le plus froid du monde, mérite au moins une nuit. Trouver un lift à partir de là a été le plus difficile : chaque camion qui passait nous laissait, et nous devions recommencer.

Après plus de trois heures d’attente, David et moi avons finalement convaincu un chauffeur, grâce à l’intervention de Marion, et nous avons pu poursuivre jusqu’à Srinagar.

Faire de l auto‑stop en Inde : du Leh à Srinagar

Les camionneurs indiens ramassent des auto‑stoppeurs depuis des décennies. Notre premier chauffeur était Satinder, 46 ans, originaire du Pendjab, qui conduit pour Indian Oil depuis 20 ans sur la route Leh‑Srinagar. Il effectue au minimum trois rotations par mois, chacune rémunérée à environ 7 000 ₹, et il essaie d’en faire cinq pour augmenter ses gains.

La vie de chauffeur de camion en Inde est dure : charges étranges, surcharge, accidents graves, contrôles policiers fréquents et parfois le mépris des conducteurs de voitures.

Alors que beaucoup perçoivent l’auto‑stop comme risqué, j’ai trouvé le contraire : c’est amusant et riche en souvenirs de voyage.

Faire de l auto‑stop en Inde : du Leh à Srinagar

Cette première expérience a ouvert la porte à d’autres aventures d’auto‑stop à travers l’Inde, notamment lors de mes séjours au Gujarat.

Dans mon guide du Kutch, vous verrez que mon voyage en sac à dos était rendu possible grâce à l’auto‑stop ; les transports publics y sont limités et les taxis coûteux, le lift gratuit était la seule solution viable.


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