L’impact du coronavirus sur l’industrie du voyage : devenir blogueur ou se tourner vers d’autres secteurs
La semaine dernière, j’ai animé un live Instagram pour parler de « comment devenir blogueur voyage et obtenir des partenariats ». Au fil des questions, il est devenu évident que le sujet principal était plutôt l’impact du coronavirus sur les entreprises du secteur du voyage.
Dans le contexte actuel, les internautes souhaitent avant tout comprendre les conséquences de la pandémie sur les activités touristiques, et non pas uniquement savoir comment se lancer dans le blogging.
Conséquences du coronavirus sur les entreprises du voyage
Le secteur du tourisme est sans doute le plus touché. Même si un vaccin était découvert demain, les répercussions se feront sentir longtemps.
Les voyages internationaux diminueront, tandis que le tourisme domestique connaîtra un véritable essor. Les road‑trips, la location de voitures et l’assurance médicale voyage deviendront des habitudes. En bref, le modèle économique des hôtels, agences de tours et même des blogueurs sera profondément bouleversé.
De nombreuses entreprises peinent déjà à rester à flot pendant la crise, et la réticence psychologique du public à reprendre les déplacements compliquera leur redressement. Le désir de rester « dans son cocon » persistera bien après la fin de la pandémie.

Evolution des habitudes de voyage
Selon mon expérience et les analyses de la BBC, Forbes et d’autres médias, voici les tendances qui devraient se dessiner :
- Le tourisme de loisir sera fortement limité ; les déplacements professionnels également.
- Les voyageurs privilégieront les destinations nationales plutôt qu’internationales.
- Les pays maîtrisant efficacement la propagation du virus (Corée du Sud, Singapour, Hong Kong…) attireront davantage de touristes.
- Les petites villes et les sites moins fréquentés gagneront en popularité.
- Le voyage sans visa deviendra rare ; les exigences de certificats médicaux augmenteront.
- Le dépistage sanitaire aux aéroports, la distanciation physique et le port du masque seront la norme.
- Les tarifs hôteliers et les forfaits tours seront plus abordables, tandis que les prix des billets d’avion resteront stables.
- Les réservations remboursables seront très demandées.
- La location de voiture sera préférée aux transports publics.
- Les grandes chaînes hôtelières seront privilégiées pour leurs standards d’hygiène.
- Les circuits de luxe reprendront plus rapidement que les offres budget.
- Le secteur du backpacking économique mettra le plus de temps à se rétablir.
Est‑ce le mauvais moment pour se lancer dans le blogging voyage ?
Il est évident que les vacances d’été 2020 sont hors de portée pour la plupart des voyageurs. En tant que blogueur à plein temps dont les revenus dépendent des déplacements, je suis réticent à voyager avant la fin juin, même si la pandémie était maîtrisée.
De plus, les acteurs du tourisme disposent de peu ou pas de budget promotionnel, ce qui signifie que les voyages futurs seront principalement autofinancés. Les influenceurs verront donc leurs collaborations diminuer.
Les recherches sur les destinations sont désormais dominées par les chiffres de contamination plutôt que par les attractions locales, entraînant une chute du trafic sur les sites de blogs voyage.
Les taux publicitaires sont en chute libre, les contrats de marques sont suspendus ou annulés. Le secteur du blogging voyage traverse une période difficile.
Comment les gens voyageront après le coronavirus
Le redémarrage commencera par les déplacements professionnels indispensables, suivi du tourisme domestique. Les voyages internationaux de loisir mettront le plus de temps à revenir à la normale, accompagnés de changements de comportements et de procédures institutionnelles.
Le voyage sans visa sera exceptionnel ; les ambassades exigeront souvent un certificat médical. Les aéroports imposeront des contrôles sanitaires obligatoires, et la distanciation restera visible.
Les voyageurs privilégieront la location de voiture plutôt que le train ou l’avion, éviteront les grands événements et les métropoles bondées au profit de destinations moins fréquentées. Les hôtels de marques seront préférés aux locations low‑cost, et les auberges de jeunesse mettront plus de temps à retrouver leurs clients.
Le coronavirus n’est pas la fin du monde. Les gens recommenceront à voyager, même si le concept « prendre l’avion et partir » changera durablement.
Comme l’essor d’Airbnb et de WhatsApp après la crise de 2008, de nouvelles innovations verront le jour, et le sur‑tourisme pourra enfin s’atténuer.




