Groupe du Temple des Inscriptions
Vue d'ensemble
En franchissant la porte principale, la végétation dense se ouvre soudain, révélant l'une des perspectives les plus époustouflantes de Palenque. À droite, une rangée de temples surgit de la jungle, menant, à environ 100 m, au célèbre Temple des Inscriptions. À gauche se dresse le Palais, reconnaissable à sa tour emblématique, tandis que le Grupo de las Cruces se profile au loin, au sommet de la canopée.
Les temples du côté droit
Le premier temple à droite est le Temple XII, surnommé Temple de la Calavera à cause du relief frappant d’un crâne de lapin ou de cerf à la base d’un pilier. Le temple suivant n’offre guère d’intérêt notable.
Le Temple XIII abrite la tombe d’une figure féminine importante, découverte en 1994. Les restes, traités au cinnabar, affichent une teinte rouge, d’où le nom de Tumba de la Reina Roja (Tombe de la Reine Rouge). Son sarcophage était accompagné d’un masque en malachite et de plus d’un millier d’objets en jade. Les analyses ADN et les similitudes avec les tombes voisines suggèrent qu’il s’agit de Tzʼak‑bʼu Ajaw, épouse du souverain Pakal. À proximité, sous les arbres devant le Temple XIII, repose le tombeau de l’archéologue Alberto Ruz Lhuillier, découvreur du tombeau de Pakal en 1952.
Le Temple des Inscriptions
Le Temple des Inscriptions est l’un des monuments funéraires les plus célèbres des Amériques : il constitue la structure la plus haute et la plus élégante de Palenque. Érigé sur huit niveaux, il possède un escalier central de 25 m menant à de petites chambres supérieures, autrefois coiffées d’un immense toit‑comb (disparu aujourd’hui). Des panneaux de stuc entre les portes illustrent des nobles personnages.
À l’intérieur, trois tablettes situées sur le mur arrière portent l’inscription maya la plus longue jamais découverte, retraçant l’histoire de Palenque et l’importance du temple — d’où son nom, attribué par Alberto Ruz Lhuillier. Depuis le sommet, des escaliers descendent vers le tombeau de Pakal. Ce dernier est actuellement fermé afin de protéger les fresques de l’humidité des visiteurs. Le squelette incrusté de bijoux et le masque mortuaire en jade ont été transférés à Mexico, où une réplique du tombeau est exposée au Musée national d’anthropologie. Le masque a été volé en 1985, puis récupéré ; une copie du couvercle de pierre sculptée est présentée au musée du site.




