Guide du volontariat à Cuba pour les débutants
Notre fascination pour Cuba ne cesse de grandir, surtout avec l’allègement des sanctions qui rend le voyage plus accessible. Mais « plus facile » ne signifie pas « sans effort » : il faut encore naviguer dans une bureaucratie assez lourde. La styliste et blogueuse Nneya Richards partage son expérience d’un séjour auto‑organisé, mêlant découverte de l’île et volontariat.
Processus de visa
Bien que les sanctions américaines soient partiellement levées, les citoyens US doivent toujours obtenir un visa et une attestation de voyage pour se rendre à Cuba. Le Département du Trésor propose douze motifs de visite autorisés (famille, affaires officielles, journalisme, recherche, réunions professionnelles, activités éducatives, religieuses, etc.). Pour le volontariat, le visa « personnes‑à‑personnes » est le plus adapté.
Il suffit de remplir l’attestation de voyage à domicile, de la signer et de la conserver pendant cinq ans. En cas de motif hors‑liste, une licence spéciale peut être demandée auprès de l’OFAC. Gardez précieusement tous les justificatifs, car les règles évoluent fréquemment.
Comment s’y rendre
JetBlue propose des vols directs New York‑Havane, mais les réservations doivent passer par des compagnies charter comme Cuba Travel Services ou ABC Charters. Le coût moyen est d’environ 475 $ US pour un vol d’une heure depuis Tampa ou Miami. ABC Charters a même accompagné Nneya dans les démarches de visa, offrant ainsi une première immersion dans la mentalité cubaine « prendre les choses comme elles viennent ».
Planification du volontariat
Identifier un organisme où donner de son temps est souvent plus difficile que de choisir un hébergement. Les grands voyagistes (National Geographic Expeditions, InsightCuba) disposent d’un réseau fiable, mais les projets indépendants nécessitent des contacts locaux, car le téléphone américain ne fonctionne pas et le Wi‑Fi est très limité.
Après plusieurs recherches, Nneya a opté pour Muraleando, une organisation artistique du quartier Lawton qui revitalise la communauté à travers des ateliers d’art. Le volontariat à Muraleando combine travail pratique, cours d’art et participation à une fête de quartier (« Peña Comunitaria ») toutes les six semaines.
Pour le logement, le duo a choisi Casa Lilly, une casa particular (équivalent d’un bed‑and‑breakfast local), et l’hôtel historique Havana Riviera. Les deux établissements se trouvent dans le Vedado, quartier connu pour ses anciennes demeures aristocratiques transformées en musées, écoles et appartements.
Le Malecon, promenade le long de la mer, a servi de point de départ pour explorer La Havane à pied ou en taxi. Ils ont engagé Julio, un ancien professeur et lutteur professionnel, comme guide local.
Visite de Muraleando
Le coordinateur, Jesús, a répondu rapidement (un luxe dans un pays où l’internet est instable) et a envoyé un courriel détaillé sur les activités, les besoins en matériel et les possibilités de dons. Muraleando organise régulièrement la Peña Comunitaria, où musique, nourriture et spectacles renforcent la cohésion du quartier.
Le centre artistique occupe un ancien refroidisseur d’eau et une discothèque désaffectée, transformés en hub créatif. Des sculptures en métal récupéré, des mosaïques de carreaux cassés et même une baignoire entourée de fougères décorent les lieux. Les étudiants, souvent destinés à des écoles d’art prestigieuses, sont accueillis chaleureusement. Nneya a acheté quelques œuvres pour les ramener chez elle.
Muraleando offre des ateliers de peinture, de céramique et d’autres formes d’art. Les bénévoles peuvent choisir leur implication selon leurs compétences. Une immersion authentique qui contraste avec le tourisme classique de La Havane.
Et encore…
Pour plus de conseils, consultez le « Guide de Fathom sur Cuba ».




